Résumé

Marie-Bénigne-Esther Letissier Notice sur Mlle Legras, fondatrice des Soeurs de charité… (1846)

Leur enseignant elle-même ce grand art de la charité où elle était si habile, elle les dressait au service des pauvres, mais surtout au soin des âmes, leur recommandant sans cesse la patience, la persuasion, l'humilité, la douceur '.
Mais il ne suffisait pas au zèle de mademoiselle Legras d'avoir formé une sainte compagnie de soeurs, servantes des pauvres. Unies ensemble par le lien de la charité, elle sentait que, pour donner à cet institut toute la consistance nécessaire, il lui fallait l'approbation de l'Église. C'était aussi l'avis de saint Vincent de Paul.
Source : Gallica

Marie-Bénigne-Esther Letissier Notice sur Mlle Legras, fondatrice des Soeurs de charité… (1846)

La reine fut si charmée de leur charité, de cette charité qui lui rappelait saint Vincent de Paul, la France et sa jeunesse, qu'elle prenait souvent plaisir à passer avec elles des journées entières. Touchée de leur exemple, elle visita les hôpitaux, les entretint de ses aumônes, et son zèle alla même jusqu'à servir de ses propres mains les pauvres dans leurs maladies. Biais les plus sublimes vertus ne préservent pas les reines des révolutions de la terre !
Source : Gallica

Marie-Bénigne-Esther Letissier Notice sur Mlle Legras, fondatrice des Soeurs de charité… (1846)

Le nombre de filles qui se présentaient pour entrer dans la pieuse compagnie augmentant chaque jour, il fallut chercher pour les loger une plus grande maison. Blademoiselle Legras ne trouva pas alors de lieu plus commode que La Chapelle près Paris, où elle se trouvait à portée de consulter saint Vincent de Paul, et en même temps d'élever sa communauté naissante, dans un esprit de véritable humilité, et de la former à la vie simple, unie, laborieuse des compagnies, sur laquelle devaient être réglées leurs habitudes, leur nourriture et leurs emplois.
Source : Gallica

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