Résumé

Jean-Marie Peigné Le Cte Marot de La Garaye ; étude biographique d'après les récits contemporains… (1864)

M. de la Garaye ne put s'empêcher d'en faire la remarque.
—Vous êtes bien heureux, lui dit-il, les revers des autres ne vous atteignent pas.
—Non, monsieur le comte, répondit le prieur en fermant son livre : nous nous résignons à tout, pour que rien ne puisse nous surprendre... —Et rien ne vous touche plus?... —Oh! détrompez-vous... nous avons là, aussi, un coeur qui souvent se gonfle, et, malgré nous, il arrive parfois que nos yeux se mouillent, mais nous avons appris à nous soumettre en tout à la volonté de Dieu, et nous lui faisons volontiers le sacrifice de nos joies et de nos larmes.
Source : Gallica

Jean-Marie Peigné Le Cte Marot de La Garaye ; étude biographique d'après les récits contemporains… (1864)

Le comte le retint à dîner, mais il mangea peu : en voyant les châtelains servir eux-mêmes leurs malades avec tant de dévouement, il eut honte et se prit à rougir. Après le repas, il sortit avec M. de la Garaye, qui, tout en le rassurant sur le sort de la jeune fille qu'il poursuivait, le plaignit affectueusement sur la vie aventureuse que mènent d'ordinaire les histrions de bas étage.
Source : Gallica

Jean-Marie Peigné Le Cte Marot de La Garaye ; étude biographique d'après les récits contemporains… (1864)

Il y avait alors, dans les prisons de Dinan, un très-grand nombre de prisonniers anglais, atteints d'une fièvre si violente, que M. de Beauvais, lieutenant du roi, et plusieurs médecins en périrent. C'était quelque chose d'horrible à voir que ces malheureux entassés sous des voûtes humides et livrés, sans air et sans soin, à la maladie qui les dévorait, Personne n'osait en approcher ; la peur de la contagion éloignait les plus braves. M. de la Garaye les visita plusieurs fois, donnant de l'argent aux plus pauvres, à tous des consolations.
Source : Gallica

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