Résumé

Notice sur M. Bénigne Joly, Dr en Sorbonne… (1869)

A cette charité inépuisable se joignait en M. Joly une délicatesse exquise. Il avait mille ruses pout secourir les pauvres honteux sans les humilier, et pour donner sans qu'on s'en aperçût.
Mais rien n'était plus touchant que sa conduite envers les pauvres malades. C'était spécialement pour ceux-là qu'il avait des soins infatigables, des tendresses qui ne peuvent s'exprimer, un courage à l'épreuve de tout ce qu'il y avait de plus rebutant, une persévérance qui ne se lassait jamais de rien, et sur-
tout une sainte profusion qui ne connaissait point de bornes.
Source : Gallica

Notice sur M. Bénigne Joly, Dr en Sorbonne… (1869)

M. Joly avait ordonné dans son testament que son corps serait déposé, sans pompe et
sans monument, dans le cimetière de l'Hôpital. On obéit, mais quelques années après, la vénération publique rouvrit sa tombe, en tira les restes précieux du grand serviteur de Dieu, et les plaça solennellement dans l'église, aux pieds du maître-autel. C'est la qu'ils reposent, au milieu de la reconnaissance et de l'amour des pauvres et des malades.
La grande humilité de M. Joly n'a pu toujours cacher les dons surnaturels dont il était favorisé.
Source : Gallica

Notice sur M. Bénigne Joly, Dr en Sorbonne… (1869)

M. Joly donna bientôt de nouvelles preuves du zèle ardent dont il était animé pour le salut des âmes. Il savait que, dans différents quartiers de la ville, il ne se trouvait que trop de ces malheureuses que le libertinage, l'oisiveté, la mauvaise éducation, et le plus souvent la pauvreté, engagent dans les désoi-dresles plus scandaleux. La douleur profonde que lui causait la perte de tant d'âmes lui inspira le dessein d'établir une communauté composée de ces pauvres filles qui, véritablement converties, avaient le désir de mener une vie sérieusement chrétienne.
Source : Gallica

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