Louis Reybaud,
Du paupérisme et des institutions de charité en France
“ L’assistance privée ou publique a un double effet ; elle crée autant de pauvres qu’elle en secourt, et entretient la misère au lieu de l’éteindre. Toutes les fois que cette assistance a quitté son caractère libre et spontané pour revêtir des formes plus savantes, à l’instant même et en regard la misère s’est constituée dans des conditions analogues et a affecté une sorte d’organisation. Plus l’assistance tendait à se changer en institution, plus la misère dégénérait en une profession avouée. Les besoins semblaient se mesurer sur l’aumône, et non l’aumône sur les besoins. ”
