François-Jérôme Riffard-Saint-Martin

Résumé

François-Jérôme Riffard-Saint-Martin Rapport sur l'Hôpital des Quinze-vingts… (1792)

Les Quinze-Vingts ne vivent pas en commun; chacun d'eux a séparément dans le même corps de bâtiment sa chambre et son ménage.
La cécité , l'indigence devroient être les seuls titres d'admission , mais il n'est que trop certain que ces titres ont été souvent méconnus : l'infortuné qui ne pouvoit point faire preuve de son catholicisme , a été constamment repoussé ; et d'un autre côté l'intrigue , les protections ont presque toujours disposé des places. L immense pouvoir du grand aumônier , supérieur né de l'hôpital, dispensateur suprême des grâces , ouvroit une large porte aux abus.
Source : Gallica

François-Jérôme Riffard-Saint-Martin Rapport sur l'Hôpital des Quinze-vingts… (1792)

Cette prétendue aspirance qu invoquent les réclamans est un titre imaginaire qui ne sauroit leur donner aucun avantage , aucune préférence sur leurs pareils; les lettres qu ils produisent , émanées du grand aumônier , attestent elles-mêmes cette vérité; on n'y voit qu'une simple permission annale de quêter dans certains lieux désignés (1) ; mais s'ils sont réellement pauvres et aveugles , que leur faut-il de plus pour avoir droit à l'assistance publique?
Enfin , les individus expulsés de l'hôpital ont grossi le nombre des réclamans ; ils demandent à rentrer dans cet asyle.
Source : Gallica

François-Jérôme Riffard-Saint-Martin Rapport sur l'Hôpital des Quinze-vingts… (1792)

Quoi de plus impolitique , de plus immoral que d'autoriser d'un côté les aveugles à se marier , tandis que de l'autre, on les assujettit, au moment de leur admission , à donner corps et biens à l'hôpital , à renoncer à la propriété de tout ce qu'ils possèdent , et pourroient posséder à l'avenir , au préjudice même de leurs enfans ?
Source : Gallica

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