Colonat

Définition et enjeux

Alfred Gautier,  Précis de l'histoire du droit français… (1887)

“ Nous avons vu cette institution du colonat se développer dans les derniers siècles de l'empire romain et les polyptyques du IXe siècle nous ont encore montré que le colonat était la tenure suivant laquelle étaient exploités les grands domaines de cette époque. Rien d'étonnant dès lors que les redevances dues par les colons à l'époque carolingienne aient été payées aux seigneurs par les habitants des campagnes et soient devenues l'une des principales: origines du cens. ”
Source : Gallica

Polyptyque de l'abbé Irminon ou Dénombrement des manses… (1844)

“ Le colon de notre Polyptyque prend sa place entre l'homme libre et le serf. Il descend du colon romain, et nous avons besoin, pour connaître sa condition au commencement du IXe siècle, de remonter au colonat de l'empire, tel qu'il fut réglé par la législation romaine.
D'après les codes de Théodose et de Justinien, le colon est l'homme qui, inséparablement attaché à la culture d'un fonds étranger, en fait les fruits siens, moyennant une redevance fixe qu'il paye au propriétaire 1. Vivre et mourir sur le sol où il est né, c'est là son destin, comme celui de la plante
”
Source : Gallica

Polyptyque de l'abbé Irminon ou Dénombrement des manses… (1844)

“ Quoique le colonat fût un état régulier,, dont les obligations principales étaient à peu près ifxes, les colons n'en restaient pas moins soumis à la loi commune du temps, c'est-à-dire à la loi du plus fort: aussi étaient-ils souvent tourmentés et dépouillés par les hommes puissants, et surtout par les officiers des terres royales 1. Mais, dans la règle, la plupart jouissaient d'une certaine aisance, qui leur permettait, non-seulement d'avoir des serfs pour leur propre service 2, et de se donner des fêtes entre eux3, mais encore d'obtenir un état prospère avec quelque considération. ”
Source : Gallica

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