Résumé

Benjamin III Gradis Coup d'oeil sur les colonies et en particulier sur celle d'Alger (1833)

Dans les pays chauds, tels que l'Asie, l'Afrique et une grande partie de l'Amérique, l'homme accablé par l'ardeur du climat, ne travaille que précisément autant qu'il le faut pour assurer sa subsistance. Ces contrées n'offriront donc jamais , comme elles le faisaient autrefois, une population nombreuse, une agriculture brillante, une grande accumulation de richesse , à moins que le travail n'y soit forcé, c'est-à-dire, exécuté par des esclaves. L'esclavage est le seul moyen d'exploiter ces terres, les plus fertiles du globe.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Coup d'oeil sur les colonies et en particulier sur celle d'Alger (1833)

Ces populations laborieuses et inoffensives, mais promptes à se soustraire à l'oppression, parce qu'elles ont un refuge assuré sur les revers et dans les vallées de l'Atlas, ne tarderont pas à dépouiller leur méfiance, si on les traite avec ménagement et surtout si elles trouvent dans l'armée d'occupation une protection efficace contre les incursions des tribus nomades. Nous avons si mal débuté en Afrique dans nos essais de civilisation que toute notre ambition doit se borner à imiter les Turcs et à marcher sur leurs traces.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Coup d'oeil sur les colonies et en particulier sur celle d'Alger (1833)

Pour l'homme d'un climat tempéré, transporté dans une région méridionale, le travail, est non-seulement pénible au-delà de toute expression, mais il use le corps, altère la santé et ne tarde pas à engendrer des maladies pernicieuses. Aussi a-t-on remarqué que, malgré la pureté du climat, l'armée d'Afrique est celle qui offre en général le plus de malades et que ce n'est que depuis que nos troupes ne sont plus assujéties à des travaux, que l'état de santé y est devenu satisfaisant.
Source : Gallica

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