François Eugène Beaufumé

Résumé

François Eugène Beaufumé Coup d'oeil sur les colonies au XIXe siècle… (1865)

Les partisans de la colonisation quand même résolvent le problême de l'acclimatement par une brillante hypothèse dont le résultat est plus désirable que facile à réaliser, c'est que toute l'Algérie soit défrichée, canalisée, drainée ; quand on songe que cinquante ans d'une agriculture progressive ont à peine ébauchés les travaux que réclament les marais que la France a à déssécher, les terres qu'elle a à assainir, on se demande combien il faudra de siècles et d'efforts, de sacrifices de vies humaines pour un territoire aussi vaste que la France elle-même et dont le sol entier est à assainir
Source : Gallica

François Eugène Beaufumé Coup d'oeil sur les colonies au XIXe siècle… (1865)

Le capital du petit colon, c'est sa personne; marié au sol qui ne doit plus sortir de ses mains, loin de l'épuiser il le féconde avec tout le zèle qui naît de la possession; pour la Compagnie, la terre n'est qu'une caisse qu'on remplit quand on la prend, mais qu'il faut vider quand on la remet à celui de qui on la tient, tandis que le colon véritable y accumule chaque jour avec une nouvelle sollicitude les éléments de sa prospérité future.
Source : Gallica

François Eugène Beaufumé Coup d'oeil sur les colonies au XIXe siècle… (1865)

Aussi, loin d'acquérir le degré de prospérité des colonies anciennes, loin d'être utiles à la mère patrie, les colonies modernes, souvent placées sous une latitude hostile, toujours séparées de la métropole par des distances infinies, ne pouvant être protégées que par des garnisons d'autant plus coûteuses à ravitailler qu'elles sont plus éloignées ou que le climat est moins hospitalier, sont, avec quelque raison, regardées aujourd'hui, par plus d'un économiste, comme de véritables charges pour le pays.
Source : Gallica

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