François Eugène Beaufumé De l'abus des liqueurs alcooliques comme cause de dégénérescence physique et morale des peuples… (1871)

L'alcool et le tabac, voici donc deux agents qui, par leur action isolée ou réunie, minent sourdement la société au point de vue physique et morale. Ce n'est pas que les philosophes, les économistes, la presse, les médecins, les prédicateurs, tous ceux enfin que leurs goûts ou leur profession portent à s'occuper du bienêtre des peuples, n'aient fait tous leurs efforts pour neutraliser cette double cause de dégénérescence physique et morale ; on a peine à compter les auteurs qui, depuis le commencement de ce siècle, ont appelé l'attention sur les fâcheux effets de l'alcool et du tabac
Source : Gallica

François Eugène Beaufumé Coup d'oeil sur les colonies au XIXe siècle… (1865)

Non, la vérité est que, dans tous les temps, anciens ou modernes, une loi inflexible a fatalement réglé le sort des essais si communs de colonisations ; tout peuple qui a su, soit par un mouvement lent et progressif, soit par un déplacement rapide échanger son climat natal contre une zone aux mêmes conditions climatériques ou un peu plus froide, a pu prospérer; ceux, au contraire qui ont quitté les climats tempérés du nord, pour conquérir les pays séduisants du midi, n'ont abouti qu'à être dévorés par ces terres inhospitalières, ou tout au plus à y fonder des colonies languissantes.
Source : Gallica

François Eugène Beaufumé Coup d'oeil sur les colonies au XIXe siècle… (1865)

Les partisans de la colonisation quand même résolvent le problême de l'acclimatement par une brillante hypothèse dont le résultat est plus désirable que facile à réaliser, c'est que toute l'Algérie soit défrichée, canalisée, drainée ; quand on songe que cinquante ans d'une agriculture progressive ont à peine ébauchés les travaux que réclament les marais que la France a à déssécher, les terres qu'elle a à assainir, on se demande combien il faudra de siècles et d'efforts, de sacrifices de vies humaines pour un territoire aussi vaste que la France elle-même et dont le sol entier est à assainir
Source : Gallica

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