Édouard d' Urban, De la colonisation (1850)
“ Quant au nègre esclave, arraché à sa patrie, enchaîné, déchiré par le fouet, il n'échappe que par la mort à son maître, à qui, même en mourant, il laisse une partie de lui-même, ses tristes enfants, qui continueront à porter à sa place les chaînes dont le trépas l'a délivré. La suppression de l'esclavage changera heureusement la face des colonies. Le nègre est sans doute paresseux, indocile, menteur, parce que l'esclavage l'a fait tel, et qu'il n'a pu jusqu'ici sentir les charmes d'un travail libre qui procure les commodités de la vie à lui et à sa famille : sa liberté l'instruira ”
