Édouard d' Urban

Élements biographiques

Édouard d' Urban De la colonisation (1850)

Quant au nègre esclave, arraché à sa patrie, enchaîné, déchiré par le fouet, il n'échappe que par la mort à son maître, à qui, même en mourant, il laisse une partie de lui-même, ses tristes enfants, qui continueront à porter à sa place les chaînes dont le trépas l'a délivré.
La suppression de l'esclavage changera heureusement la face des colonies. Le nègre est sans doute paresseux, indocile, menteur, parce que l'esclavage l'a fait tel, et qu'il n'a pu jusqu'ici sentir les charmes d'un travail libre qui procure les commodités de la vie à lui et à sa famille : sa liberté l'instruira
Source : Gallica

Édouard d' Urban De la colonisation (1850)

Cet homme qui fait le commerce de ses semblables avec tant d'impudeur et tant de cruauté, ne peut être bon père, bon fils, bon citoyen ; son coeur est sec, et rien de ce qui est beau, grand et généreux, ne peut germer en lui. Que le gouvernement prenne donc une fois en main, et sérieusement, leur propre intérêt et avant tout celui de la morale et de la religion; que l'esclavage soit supprimé de toutes parts, et par là, le crime de la traite des noirs n'épouvantera plus les ames en qui l'humanité a conservé quelques droits.
Source : Gallica

Édouard d' Urban De la colonisation (1850)

Les noirs sont les enfants de Dieu comme vous, qui vous pavanez d'orgueil en comparant avec les leurs, les avantages dont vous êtes investis ; comme vous, qui les traitez comme un vil bétail, soit en les employant aux plus durs travaux, soit en en faisant le sujet d'un négoce inhumain ; ou la nature n'est qu'un vain mot et a perdu tous ses droits, ou le nègre a le droit d'en appeler à la justice et à l'humanité comme individu de notre espèce.
Le nègre est homme, et nous ne pouvons l'accabler d'indignes traitements, qu'en faisant outrage à notre propre nature.
Source : Gallica

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