Résumé

Observations des délégués des colonies sur le projet de loi concernant le régime colonial (1845)

Cela serait vrai si le maître d'un esclave avait la liberté dont jouit le maître de l'homme libre ; mais, entre l'esclave et son maître il y a une dépendance réciproque, comme il y a une liberté réciproque entre le maître et l'ouvrier libre, liberté qui est leur commune garantie. L'ouvrier libre ne travaillant pas, le maître ne nourrit pas, ne paie pas. Que devient l'ouvrier ? Peu importe au maître ; il devient ce qu'il peut.
Mais le maître de l'esclave n'a pas la même indépendance, tout maître qu'il est. L'esclave qui n'aura pas travaillé n'en devra pas moins être nourri.
Source : Gallica

Observations des délégués des colonies sur le projet de loi concernant le régime colonial (1845)

Un embaucheur se présente pour racheter Paul ; nous ne disons pas pour l'acheter, mais pour le racheter, c'est-à-dire pour le rendre libre à prix d'argent. Le maître demande à cet homme, l'art. 5 à la main : Êtes-vous une personne libre ou non libre? Etes-vous le père ou le grand-père de Paul ? Êtes-vous son fils ou son petit-fils? Je ne suis obligé de vendre Paul qu'à un de ses ascendants ou de ses descendants, et non libre encore, parce qu'il est dans l'esprit de la loi que le rachat soit le prix du travail.
Source : Gallica

Observations des délégués des colonies sur le projet de loi concernant le régime colonial (1845)

Mais ce sont les grands propriétaires, ce sont les hommes les plus honorables et les plus considérés dans les colonies, comme aussi les plus dignes d'estime, les plus éloignés de toute bassesse et de toute fraude, les plus naturellement étrangers, par leurs moeurs , leurs lumières, leur éducation, aux actes qui égarent les hommes, les conduisent sur les bancs des assises et les déhonorent; c'est cette élite de la population coloniale que le projet de loi menace d'une exception flétrissante
Source : Gallica

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