Georges d’Esparbès

Élements biographiques

Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ Son sang, comme une rouge torche, éclaira les caves de son cerveau ; par les ouvertures des yeux, son esprit affolé s’élança comme un aigle vers l’ennemi, et il ne resta sur la selle qu’un corps en proie, cent vingt livres de viande, de sang, de nerfs.
Ce qui se passa dès lors dans le prince est comparable aux fureurs d’une servante jalouse qui voyant son maître parti, renverse tables et chaises, vide les armoires, trépigne sur le linge et désordonne la maison : ainsi s’accomplirent dans ce corps, sans que le cerveau s’y opposât, les ravages terribles de la « peur ».
”
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Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  La légende de l'aigle : poème épique en vingt contes (1893)

“ Il avait aussi un pantalon blanc brodé d'or, à nœuds d'or, des brodequins noirs, à franges d'or, un chapeau d'or frissonnant de plumes, une dragonne d'or à son sabre d'or, et une tête d'Autrichien, sanglante, liée par les cheveux au pommeau de sa grande canne. — Ce taciturne barbare était beau comme la Guerre, et chargé de soleil, les
yeux droits, planté avec ses tambours sous le salut des sabres, le triomphe des musiques et les applaudissements de l'armée, colossal, il jouissait de sa gloire.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges d’Esparbès Georges d’Esparbès,  Le Roi (1900)

“ Une courte sueur froidit les doigts de d’Aubigné.
— Et si nous échouons dans la tour ?
— N’ayant plus de chance par en bas, nous saurons bien mieux en ménager une par en haut. Le désespoir vaut le courage.
— Hélas ! sire, sont idées à vous, s’émut le poète ; mais n’importe, le clairet tiré faut le boire.
Au long de la grosse corde, pendant trois minutes, rien ne se devina qu’un raclement doux, le frottis léger des étoffes contre les spirales de ficelle, le heurt des cœurs, l’effort sourd des nerfs et des os. Aucun ne se voyait.
”
Source : Wikisource

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