Résumé

Ulysse Pila Ce que l'on peut faire au Tonkin… (1897)

Lorsque le gouverneur du Tonkin sera moins absorbé par d'autres préoccupations, qu'il pourra se consacrer entièrement à sa colonie, il ne tardera pas à reconnaître combien elle est riche, combien elle peut être fécondée, et il trouvera bien vite les moyens de la mettre en valeur. Car ce pays, qui compte seulement douze millions d'habitants, peut en nourrir vingt-cinq ou trente ! Il est placé aux confins de la Chine, l'un des marchés les plus trafiquants du monde. Il suffit de lui rendre son ancienne fertilité par l'agriculture d'abord, puis par l'industrie et le commerce.
Source : Gallica

Ulysse Pila Ce que l'on peut faire au Tonkin… (1897)

Le jour où le Tonkin possédera un département de l'agriculture comme il en existe dans toutes les colonies anglaises, avec des professeurs, des conférenciers, des experts qui iront, de village en village, propager les meilleurs procédés de culture, et enseigner — comme cela se fait en France — l'emploi pratique des fumures, des engrais, la taille, en un mot la science agronomique pratique ; le jour où le cadastre sera complètement relevé, le terrain analysé, les voies de communiction répandues partout, les populations se porteront d'elles-mêmes au travail des champs.
Source : Gallica

Ulysse Pila Ce que l'on peut faire au Tonkin… (1897)

C'est ici que l'Administration supérieure doit faire preuve d'initiative en réalisant en quelque sorte l'inventaire foncier de la colonie. C'est à elle qu'il appartient d'organiser l'agriculture, en indiquant et facilitant les meilleures cultures suivant la nature du sol, en constituant des chambres techniques spéciales, en nommant des inspecteurs et des professeurs qui vulgarisent — comme dans la Métropole les professeurs départementaux — les meilleurs procédés d'assolement, d'élevage et d'appropriation ou d'ameublissement.
Source : Gallica

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