Résumé

Cercle d'instruction populaire d'Epernay… (1902)

« L'agriculteur européen devra emprunter le concours de la maind'oeuvre indigène : le climat le lui ordonne et son intérêt le lui conseille. A mesure qu'il s'enrichit, le colon enrichit l'indigène qui lui a fourni son travail. Dès lors, les cultures indigènes seront améliorées, les cultures étrangères introduites et acclimatées ; peu à peu l'aisance aura pénétré par toute la colonie ; l'indigène étendra son domaine, acquittera l'impôt et aura encore du disponible pour alimenter le commerce de la métropole. L'agriculture, précédant le commerce, l'aura rendu possible et rémunérateur ».
Source : Gallica

Cercle d'instruction populaire d'Epernay… (1902)

On se figure trop facilement aujourd'hui qu'il suffit de construire une voie ferrée pour qu'un pays devienne, instantanément riche, peuplé et civilisé ; mais il est évident qu'une colonie ne sera mise en valeur que lorsqu'elle sera desservie par une ou plusieurs voies ferrées. « Le chemin de fer, tel qu'il a été conçu jusqu'ici, intervient seulement quand le pays est occupé et exploité : il est une résultante. Le chemin de fercolonial de pénétration est un instrument de production, une force initiatrice et créatrice. »
Source : Gallica

Cercle d'instruction populaire d'Epernay… (1902)

En échange de ces bienfaits divers, prodigués à de misérables tribus ignorantes, aucune parcelle d'impôts perçus ne revient à la métropole. Tout est consommé sur place, pour assurer les services publics et créer des ressources nouvelles. Nous gardons même la charge d'entretenir nos légions de fonctionnaires et nos postes militaires. Le Soudan, le Congo, le Tonkin, le Dahomey nous ont-ils donné, tous frais déduits, une poignée de riz ou une banane ? L'avenir sera peut-être meilleur; en tout cas, notre race a maintenant devant elle, en Afrique et en Asie, un beau rôle à remplir !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature