Résumé

Philibert Dabry de Thiersant La solution de la question du Tonkin au point de vue des intérêts français (1885)

Nos nouvelles acquisitions ou plutôt conquêtes de l'Indo-Chine comprennent, comme on le sait : le Cambodge, l'Annam et le Tonkin qui, avec la basse Cochinchine, occupent une superficie d'environ 38 à 40 millions d'hectares habités par une population de 18 à 20 millions d'âmes. Ce sont de magnifiques et riches contrées, dont le sol, extrêmement fertile, renferme dans son sein des richesses minières incalculables, où la main-d'oeuvre abonde, et qui, admirablement situées au point de vue commercial, sont appelées à un grand avenir sous une sage et habile impulsion.
Source : Gallica

Philibert Dabry de Thiersant La solution de la question du Tonkin au point de vue des intérêts français (1885)

La Chine n'est pas prête et ses hommes d'État sont trop intelligents, et trop au courant de ce qui s'est passé pour ne pas savoir que vouloir recommencer la lutte, serait s'exposer, sans espoir de réussite et d'aucun profit, à voir la plupart des ports de l'empire brûlés par notre flotte, les provinces affamées, les populations soulevées, et ce qu'ils redoutent par dessus tout, l'empire ouvert aux barbares du monde entier. Qu'ils cherchent, suivant leur habitude, par leurs agissements, par leurs intrigues, à nous créer des difficultés en Annam et au Tonkin, nous devons nous y attendre.
Source : Gallica

Philibert Dabry de Thiersant La solution de la question du Tonkin au point de vue des intérêts français (1885)

Le Chinois peut nous être également très utile pour opérer des défrichements, des constructions de routes, des exploitations de forêts et de mines, en un mot, pour les rudes et pénibles travaux. Ils savent admirablement organiser le travail à la tâche et se contentent d'un modique salaire. Leur travail est même assez régulier, à la condition d'être surveillé avec soin. Rien ne peut être plus séduisant pour une colonie qui possède tant de terres incultes que d'avoir sous la main des travailleurs tout venus sans qu'il lui ait rien coûté pour les nourrir et les élever.
Source : Gallica

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