Résumé

Albéric Neton L'Indo-Chine et son avenir économique… (1904)

Vingt ans d'efforts, de travail et de luttes; vingt ans où l'on a dépensé, sans compter, l'énergie de la France, son intelligence et son argent, constituent un témoignage que rien ne peut obscurcir ni troubler, et il devient puéril de songer même à l'essayer. C'est ce témoignage qu'il faut invoquer. Décriée systématiquement par les uns, louée avec excès par les autres, l'Indo-Chine se présente aujourd'hui avec toute la pureté d'une oeuvre lentement dépouillée des scories, des souillures, des impuretés qui l'embarrassaient, en altéraient les contours ou en dissimulaient les formes.
Source : Gallica

Albéric Neton L'Indo-Chine et son avenir économique… (1904)

On a longtemps cru, surtout dans les années qui suivirent la conquête — alors que l'on n'avait que des connaissances forcément restreintes sur les ressources du pays, l'état des propriétés, la valeur des terres, les modes de culture — que le moyen le plus sûr d'aider à la colonisation du pays, à sa mise en valeur, à son exploitation, tant agricole qu'industrielle, était d'y attirer les Européens, et, pour les retenir dans la Colonie, de leur concéder ensuite largement, gratuitement, d'immenses étendues de territoires.
Source : Gallica

Albéric Neton L'Indo-Chine et son avenir économique… (1904)

Il faut avoir vu l'Annamite, le corps à demi plongé dans l'eau, aidé du buffle massif qui est en Indo-Chine son compagnon de misère et de foyer, se livrer, avec une patience que rien ne lasse, aux durs travaux de repiquage ou au pénible effort du labour. Il faut l'avoir vu, sous les rayons brûlants du soleil ou sous la pluie diluvienne, rester des heures entières, courbé sur son casier, préparer la moisson future. Il faut avoir vu sa sobriété, son endurance, son opiniâtreté pour comprendre son profond attachement au passé et la force puissante de l'atavisme.
Source : Gallica

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