Résumé

Géographie de l'Indochine physique… (1931)

On s'imagine souvent en France que l'Indo-Chine française ne produit que du riz. Certes le riz, la culture la plus ancienne est encore aujourd'hui la culture fondamentale de notre colonie. Sans elle, l'Annamite ne pourrait pas subsister et, en ce qui concerne l'exportation, la France est le deuxième exportateur de riz du monde, immédiatement après la Birmanie et avant le Siam. Il n'en est pas moins vrai qu'à côté de cette culture essentielle, d'autres cultures, comme celles du thé, du café, du cotonnier, de l'hevea prospèrent admirablement dans notre colonie.
Source : Gallica

Géographie de l'Indochine physique… (1931)

Par son caractère abrupt, par sa largeur, par la végétation tropicale dont elle est couverte, la Cordillère annamitique constitue un obstacle sérieux à la pénétration du Laos. Elle est une barrière que les indigènes n'ont jamais franchie en aucun sens : les Annamites se sont glissés entre la montagne et la mer, le long des petites plaines littorales, les Laotiens ont cherché un débouché vers le sud par le Mékong, vers l'est par les plaines largement ouvertes du Laos siamois. De nos jours encore, le chemin de fer en longe le pied, mais sans la franchir, quelques routes seulement l'escaladent.
Source : Gallica

Géographie de l'Indochine physique… (1931)

Chez les jeunes femmes, on remarque une grâce que met encore en relief l'élégance du costume sommaire et coloré : le sampoh, pièce de soie roulée autour le la taille et tombant jusqu'aux pieds constitue la pièce fondamentale du costume. Leur vie est une fête perpétuelle. Ces populations rieuses et nonchalantes semblent condamnées à disparaître dans la lutte contre leurs voisins plus forts, les Annamites. Il semblerait toutefois qu'avec la paix française, le Laotien sorte de son apathie. Assuré de jouir du fruit de son travail, il admire les produits de la civilisation.
Source : Gallica

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