Albert Maybon

L'Indochine (1931)

Résumé

Albert Maybon L'Indochine (1931)

L'époque héroïque de la petite exploitation de l'hévéa est achevée. Trop de difficultés nouvelles s'opposent à l'effort individuel de mise en valeur, difficultés qui proviennent non seulement de l'éloignement des concessions, mais encore de la raréfaction et de la cherté de la main-d'oeuvre, des obligations morales et sociales auxquelles l'exploitant est astreint à l'égard de l'ouvrier. Il faut l'épaulement solide du capital pour lutter, durer et triompher.
Au reste, la grande plantation n'attend pas des bénéfices que de la seule culture du caoutchouc, longue à payer.
Source : Gallica

Albert Maybon L'Indochine (1931)

Mais, hélas ! le feu ronge peu à peu ce magnifique manteau forestier et la savane s'étend parmi les arbres clairsemés.
Rizières et marais nus, ce n'est pas toute la Cochinchine, comme on serait tenté de l'imaginer, et encore, cette zone plate est-elle parsemée de bouquets d'arbres aux hautes cimes. De grands boisements couvrent le pays élevé, à l'est, et une forêt plonge dans les terres basses du delta, à l'ouest.
Source : Gallica

Albert Maybon L'Indochine (1931)

Pour avoir des manoeuvres, des coolies, il n'est pas défendu de faire appel à la Chine, grand réservoir de forces humaines. L'important est de les recruter dans des régions saines, et non dans la lie des ports. Il n'est pas interdit non plus de penser qu'un jour nous parviendrons à intéresser et à dresser au travail maintes populations autochtones de la péninsule.
La grande usine indochinoise peut produire. Les débouchés sont à ses portes. Les grands marchés et entrepôts coloniaux entourent le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine. C'est Hongkong et Singapour, c'est Manille et Batavia...
Source : Gallica

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