Eugène Bonhoure

Résumé

Eugène Bonhoure,  L'Indo-Chine... (1900)

“ Mais si cette civilisation incomplète, rudimentaire, et même puérile par certains côtés, est impuissante à se défendre contre la supériorité des civilisations modernes, elle a des caractères propres, des qualités, des défauts, des particularités d'une intensité et d'une fixité surprenantes, qui assurent la conservation non seulement de la race, mais de son homogénéité, de sa mentalité, de sa conscience nationales. Où qu'il aille, où qu'il vive, le Chinois demeure Chinois ; et l'Annamite de la Cochinchine, comme celui du Tonkin, est et demeure Annamite. ”
Source : Gallica

Eugène Bonhoure,  L'Indo-Chine... (1900)

“ Aucune culture intellectuelle, aucune solidarité morale et, par suite, aucun sentiment national, aucune notion de l'idée de patrie. Le Cambodgien est grandement inférieur à l'Annamite, sous tous les rapports. Mais s'il n'en a pas les qualités, il en a les vices, au point que le seul revenu sérieux des rois du Cambodge consistait dans la ferme des jeux, exploitée par les Chinois et qui ruinait le pays.
Les populations du Laos, sauvages ou à peu près, dans la partie montagneuse située entre l'Annam et le Cambodge, ne pouvaient évidemment pas former un état, ni posséder une nationalité.
”
Source : Gallica

Eugène Bonhoure,  L'Indo-Chine... (1900)

“ L'immense plaine qui s'étend de Ha-Tien à Baria et de Bien-Hoa à la pointe de Cam-mau, sur une longueur de 300 kilomètres environ dans les deux sens, n'est que la partie inférieure du delta du Mékong. C'est, dans le sens le plus absolu, une création du fleuve. Le Mékong est à la Cochinchine ce que le Nil est à la Basse-Egypte et même mieux, car le Mékong, régulier dans ses crues, s'élevant à un niveau de 14 mètres au-dessus de ses basses eaux, ne manque jamais d'inonder la plaine à laquelle il apporte son limon. ”
Source : Gallica

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