Résumé

L'Indo-Chine française Cochinchine-Cambodge-Annam-Tonkin… (1910)

La locomotive fume et siffle autour de Hué, jusque dans le haut de la vallée du Fleuve Rouge. La colonisation française semble s'efforcer de transformer l'Indo-Chine à l image de l'Europe, de la « moderniser », comme on dit. Il en est surtout ainsi depuis l'administration de M. Doumer.
Faut-il croire pourtant, faut-il même souhaiter que l'Indo-Chine finisse par perdre toute originalité? Sa civilisation propre n'est-elle pas trop remarquable pour disparaître par une assimilation complète avec la civilisation occidentale? C'est la grande question qui se pose pour tous les pays d'Extrême-Orient.
Source : Gallica

L'Indo-Chine française Cochinchine-Cambodge-Annam-Tonkin… (1910)

Les Annamites et les Cambodgiens ne s'engagent pas avec un grand zèle dans la voie de la civilisation industrielle. Ils ne vont pas volontiers clans les usines; ils sont toujours avant tout des laboureurs, et le spectacle familier de la Cochinchine ou du Tonkin a une sorte d'expression symbolique : le petit cultivateur, abrité sous son large chapeau, poussant dans la rizière la charrue que tire son buffle patient.
Source : Gallica

L'Indo-Chine française Cochinchine-Cambodge-Annam-Tonkin… (1910)

Les soieries, les huiles, le thé, les médecines et divers articles de consommation chinoise ou indigène viennent directement de la Chine.
Au point de vue commercial 1, la situation de la Cochinchine est des plus heureuses. Elle est entourée de marchés d'une grande importance, tels que Hong-Kong, Batavia, Bang-Kock et Singapour, où ses produits sont très appréciés ; la Chine et l'Inde se les disputent, et il est de toute certitude que la production pourrait se quadrupler sans qu'on eût à craindre de voir languir le commerce d'exportation, dans lequel consiste tout l'avenir du pays.
Source : Gallica

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