Résumé

L'Indo-Chine. Cochinchine française… (1884)

Elle a les yeux retroussés vers les tempes, Le pied petit à tenir dans la main, Le teint plus clair que le cuivre des lampes, Les ongles longs, les lèvres decarmin.
Cette couleur sanguinolente des lèvres, cette odeur d'huile de coco, son front bas et saillant, son nez écrasé, la rend peu attrayante, si ce n'est dans la première jeunesse ; mais elle se fane et vieillit vite. Les hommes et les femmes de conditions laissent croître leurs ongles démesurément. Tous les Annamites, jeunes et vieux, hommes et femmes, ont la bouche rougie par l'usage du bétel.
Source : Gallica

L'Indo-Chine. Cochinchine française… (1884)

Les Cambodgiens ont peu d'armes à feu. Ils se servent de mauvais fusils à mèches, de lances, de sabres très longs qu'on manie des deux mains, de longs bâtons ferrés en bois dur très lourds, d'arcs et arquebuses et de flèches. Ils excellent dans la guerre d'embuscades. Ils marchent au combat la tête ceinte de couronnes de cordes renfermant une sentence religieuse et mystérieuse qui doit les rendre invulnérables. Ils ont peu d'éléphants, peu de chevaux. Les Annamites, au contraire, lançaient contre le Cambodge une armée régulière et bien équipée, bien organisée et-mieux armée.
Source : Gallica

L'Indo-Chine. Cochinchine française… (1884)

Le temps viendra où le Gouverneur général de l'Indo-Chine française résidera à Hué avec un lieutenant gouverneur à Saïgon et à Hanoï : c'est au centre du pays à administrer que notre action doit s'exercer. Nous dirigeons seuls les relations extérieures de ce royaume. Nous devons aussi contrôler l'administration intérieure dans tout le pays. Nous avons entre nos mains les impôts, les douanes, les finances et les deux greniers à riz du sud et du nord, qui assurent la subsistance de la capitale et du royaume. Nous avons substitué aux mandarins hostiles, des mandarins ralliés à notre cause.
Source : Gallica

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