Hippolyte Gautier

Résumé

Hippolyte Gautier Les Français au Tonkin, 1787-1883… (1884)

Avant la fin du siècle peut-être on verra ceci : un chemin de fer anglais de Tali à Bamo, rejoignant les bateaux à vapeur de l'Irawady et attirant sur la Birmanie le mouvement commercial du Yunnan; mais le Tonkin sauvé de cette concurrence par un chemin de fer aussi, un télégraphe, un fleuve canalisé jusqu'aux portes de ce même Yunnan. Alors on s'étonnera qu'il ait fallu guerroyer avec les Annamites pour procurer ce bienfait à leurs plus riches provinces; on ne comprendra pas comment, plutôt que d'ouvrir cette route, ils ont préféré y répandre leur sang et le nôtre.
Source : Gallica

Hippolyte Gautier Les Français au Tonkin, 1787-1883… (1884)

On a du mal à se figurer cet officier de vingt ans, monté en canot à la tête de huit hommes, abordant à coups de canon une citadelle flanquée de batteries de terre et de forts qui dominaient le fleuve 1; voyant son canot échouer au moment où il faisait feu; ne perdant pas courage; sautant dans une jonque ; débarquant avec six de ses matelots, tandis que deux autres restés à bord tiraient encore des coups de chassepot ; tenant en respect, la baïonnette en avant, les ennemis qui accourent ; avisant un mandarin à barbe blanche, qui se trouvait être le gouverneur
Source : Gallica

Hippolyte Gautier Les Français au Tonkin, 1787-1883… (1884)

Sortir en ville fut défendu. Des pillards impunément répandus dans les quartiers commerçants, y promenaient l'incendie. Les communications avaient cessé avec la Pagode de la citadelle où restait enfermée, comme sur un bâtiment en détresse, une compagnie d'infanterie de marine ne vivant que de biscuit et de conserves rationnées. Notre corps d'occupation n'en imposait plus, pensait-on, à l'ennemi vainqueur. Même au bord de la mer, à Haïphong, malgré la présence de quatre à cinq navires de guerre, les Européens ne se croyaient que médiocrement en sûreté.
Source : Gallica

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