Stéphane Dumoulin

Résumé

Stéphane Dumoulin Le Tonkin. Exploration du Mékong… (1888)

La colonne de terre traverse le Day, l'affluent ou le bras du Fleuve Rouge, en bateaux, et s'engage sur une digue très étroite, haute de dix à quinze mètres, qui conduit à Son-Tay. On marche tout le jour, mais sans avancer beaucoup, tant le chemin offre de difficultés. La nuit n'arrête pas la marche. La lune, qui brille de tout son éclat, produit sur les rizières qui s'étendent au-dessous de la digue de noires silhouettes. A chaque instant la marche est interrompue par le mauvais état du chemin. Ce n'est qu'à grand'peine qu'on fait avancer l'artillerie.
Source : Gallica

Stéphane Dumoulin Le Tonkin. Exploration du Mékong… (1888)

Les turcos sont d'excellents soldats ; ils aiment la guerre avec passion, et c'est pour eux une joie sans pareille que de « faire parler la poudre », pour employer leur langage imagé, c'est-à-dire de manier un fusil et d'entendre le bruit du canon.
Ils vont au combat comme à une partie de plaisir, et même, quand on est en expédition, ils emploient les moments où ils ne se battent pas à danser des rondes guerrières autour du feu, en chantant
des airs de leur pays et en frappant leurs mains pour marquer la mesure.
Source : Gallica

Stéphane Dumoulin Le Tonkin. Exploration du Mékong… (1888)

A une heure du matin, les soldats sont réveillés par un coup de canon tiré de la forteresse.
Tout le monde est sur pied en un instant : des bandes d'Annamites, poussant des cris épouvantables, nus pour la plupart et armés d'engins incendiaires, se ruent sur les sentinelles qui veillent autour de la Légation, les bousculent et lancent des fusées sur les paillottes où dorment les soldats; bientôt ces paillottes forment un cercle de feu. Les hommes se lèvent en toute hâte, prennent leurs fusils, et, après un moment d'effarement bien naturel, se groupent autour de leurs officiers.
Source : Gallica

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