Résumé

Léon Girod Souvenirs franco-tonkinois : 1879-1886… (1903)

Monseigneur m'encouragea, me donna sa bénédiction et je pris place, comme un oiseau de passage, sur l'hospitalière Fanfare, qui traversait Kê-Sô se rendant à Nam-Dinh. Le commandant Gadaud et les officiers de son bord eurent pour moi les attentions les plus délicates.
La Fanfare, qui devait stopper la journée du dimanche Ier mai, à Luc-Bo, à l'entrée du canal de Nam-Dinh, me déposa, le samedi soir, à Ké-Vinh où je reçus la bonne visite du P. Ravier. Dans la soirée, ce cher confrère me reconduisit jusqu'en vue de la Fanfare.
Source : Gallica

Léon Girod Souvenirs franco-tonkinois : 1879-1886… (1903)

Et moi, qui espérais le voir bientôt revenir au Tonkin complètement rétabli ! Oh ! que la mort se moque de nos affections et de nos désirs ! Mais DIEU est bon, et j'ai la confiance qu'il a déjà accordé la récompense éternelle à ce digne missionnaire. Cher P. Ravier, au revoir près du bon DIEU ; mais vous le savez, maintenant mieux, que jamais, il faut me tendre la main ; j'en ai besoin pour ne pas chavirer.
Piloté avec distinction et bienveillance par le commandant de la Fanfare, j'arrivai à Nam-Dinh, le lundi Ier mai, à 10 heures du matin.
Source : Gallica

Léon Girod Souvenirs franco-tonkinois : 1879-1886… (1903)

Pleins de confiance en la protection du ciel, les missionnaires n'avaient qu'à continuer à marcher droit leur chemin. Telles étaient mes réflexions et mes espérances à la suite de la tournée de Monseigneur à Nam-Xang, en rentrant à Kê-Sô, le 6 décembre 1882.
Un avenir prochain allait m'en faire toucher du doigt le point faible et aussi la réalité plus ou moins douloureuse : dans toutes les choses de ce monde, il y a le mal à côté du bien... Mais, vive DIEU ! il ne faut pas compter les morts avant la fin de la bataille... qui n'est pas encore recommencée... A chaque jour suffit sa peine.
Source : Gallica

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