Résumé

L Girod Dix Ans de Haut-Tonkin , par L. Girod… (1899)

Ce fut, du moins, l'impression que je ressentis, en visitant cette ville à moitié en ruines, où les soldats de toutes armes marchaient crânement au milieu des tombes de leurs camarades. Des tombes, il y en avait partout ! Ah ! certes, la fin de ces braves soldats a été glorieuse, car ils ont fait avec joie le sacrifice de leur vie pour l'honneur du drapeau; mais à Son-Tây, plus que partout ailleurs, le missionnaire ne peut s'empêcher de répéter avec une conviction intime :
Si mourir pour la France est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort!
Source : Gallica

L Girod Dix Ans de Haut-Tonkin , par L. Girod… (1899)

Nous sommes donc sans inquiétude du côté des vivres ; mais quelle patience il faut pour voyager en jonque tirée à la cordelle par trois ou quatre hommes qui suivent la berge d'un pas tranquille et lent ! Pour nous déraidir les jambes, montons à terre et, tout en admirant les bords pittoresques de la rivière, tâchons de rencontrer quelque gibier pour juger des talents de Fidaut, un bel épagneul que m'ont donné les officiers de Thanh-Mai.
Me permettra-t-on d'ajouter que cette bonne bête fut un chien très en vogue dans la région du Haut-Tonkin ?
Source : Gallica

L Girod Dix Ans de Haut-Tonkin , par L. Girod… (1899)

Bâtie en pisé sur le flanc d'un mamelon au confluent du Nam-Thi, sur la rive gauche du fleuve Rouge, la citadelle de Luu-Vinh-Phùc, avec ses remparts et ses tours carrées, rappelle de loin les vieilles fortifications du moyen âge. Mais elle a le tort d'être dominée par les hautes montagnes de la frontière chinoise, au sommet desquelles sont perchés des forts d'aspect plutôt gênant. On les dit mal armés : c'est très heureux pour le poste français de Lao-Kay, qui sans cela pourrait être bombardé en un clin d'oeil.
Source : Gallica

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