Cap Saint-Jacques

Définition et enjeux

Emile Nolly,  Hiên le Maboul (1908)

“ Puis la route bordée de frangipaniers qui s’en va vers le Phare, parmi les massifs de bambous et les rochers moussus où bouillonne l’écume.
Ce Cap-Saint-Jacques, avec ses deux montagnes vertes dressées de chaque côté de la baie des Cocotiers, est odieux au prisonnier nostalgique. Il méprise cette mer cuivrée par le soleil couchant, parce que ce n’est pas sa mer ; il méprise ces sampans qui replient leurs voiles couleur d’ocre, parce qu’ils ne sont pas les sampans de Phuôc-Tinh ; il méprise ces frangipaniers, ces eucalyptus, ces flamboyants, parce qu’ils ne sont pas ses arbres.
”
Source : Gutenberg

A. Eymond,  Mémoire sur la colonisation en Cochinchine et le remorquage sur le Saigon… (1863)

“ Du cap Saint-Jacques à Saigon, centre de notre occupation, la distance n'est que de soixante milles et un bâtiment pour la parcourir met six jours en moyenne. Cette navigation, à cette lenteur ajoute de véritables périls. Le fleuve dans certaines parties est tellement étroit et tortueux que les navires même de 300 tonneaux de jauge, courent risque d'échouer s'ils veulent louvoyer. Entre le cap Saint-Jacques et l'embouchure du fleuve on rencontre de nombreux bancs de sable qu'il est fort difficile d'éviter quand des vents violents viennent à souffler. ”
Source : Gallica

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