Honoré François Aurillac

Élements biographiques

Honoré François Aurillac Cochinchine. Annamites, Moïs, Cambodgiens (1870)

La chasse est la distraction naturelle des Français en Cochinchine. Les postes militaires établis de distance en distance, sur les différents points du territoire conquis, servent de relais et de but aux chasseurs isolés. Le caractère paisible des habitants des campagnes, leurs moeurs douces quoique incultes, font de ces excursions de véritables parties de plaisir, le plus souvent exemptes de dangers. L'emploi des armes à feu n'est point familier aux Annamites qui les réservaient à l'armement de leurs forts et de leurs places de guerre.
Source : Gallica

Honoré François Aurillac Cochinchine. Annamites, Moïs, Cambodgiens (1870)

Chaque quartier a sa physionomie propre, mais à cause de la ressemblance et de l'uniformité des cases, un étranger, peu initié aux moeurs de ces contrées, ne verrait certainement qu'un type commun. Cependant, quelle différence entre les Chinois et les Annamites, entre les Chinois et les Cambodgiens ?
Dans le quartier Annamite, on grouille ; dans le quartier Chinois, on vend, on achète : c'est le marché, c'est l'argent avec sa vie et son mouvement ; chez les Cambodgiens, on joue et on dort. La porte du Chinois est ouverte à tous venants
Source : Gallica

Honoré François Aurillac Cochinchine. Annamites, Moïs, Cambodgiens (1870)

Contentons-nous d'indiquer sommairement les productions agricoles, et celles que le sol prodigue enfante spontanément : le coton, le tabac, le riz, le maïs, la canne à sucre, l'indigo, les tomates, le ricin, le mûrier, la vigne ellemême qui, fière de sa virginité, s'élance gracieusement de terre, enlaçant de ses rameaux vivaces les troncs voisins qui semblent ainsi porter eux-mêmes des grappes d'une grosseur prodigieuse !
Source : Gallica

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