Emile Nolly, Hiên le Maboul (1908)
“ Il n’a plus de rancune contre Maÿ : il se compare silencieusement, rustre primitif, à moitié fou et dégingandé, à la fine petite idole dont il rêva être l’époux ; il confesse le ridicule de ses prétentions et s’indigne d’avoir pu lever le poing sur l’intangible divinité ; il proclame humblement les droits de Maÿ à la trahison et au mépris. Comment, comment a-t-il pu, pendant des mois, se complaire à la fiction de cet impossible amour ?... Les sages avis ne lui ont point manqué, pourtant !— Méfie-toi de la femme ! disait l’Aïeul. Il ne peut venir d’elle que mal et souffrance. ”
