Langue vietnamienne

Définition et enjeux

L.-M. de Carné,  Exploration du Mékong

“ Ces mandarins, qui ont blanchi sur leurs livres, qui sont péniblement arrivés vers la fin d’une carrière laborieuse, non pas à posséder les 80 000 caractères de leur langue écrite, mais à en déchiffrer et à en peindre eux-mêmes un grand nombre, — car c’est à cela que se borne tout le savoir du plus savant Chinois, — ces mandarins devinent dans les sciences, dans les méthodes et surtout dans l’écriture européennes des rivales avec lesquelles ils refusent d’entrer en lutte parce qu’ils n’ignorent pas que la lutte leur serait fatale. ”
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Édouard Diguet,  Les montagnards du Tonkin (1908)

“ Ces termes de trung cha, ping tao, tsa tao et ma phai, qui sont employés par les Mèo appartiennent à la langue mandarine. Les dénominations des chefs Man sont, comme on le voit, essentiellement variables suivant les régions.
Les Man des différentes variétés ne se trouvent presque jamais réunis dans le même village mais peuvent faire partie du même groupement sous les ordres d'un même chef. Nous avons même rencontré dans les environs de Nguyen Binh un village mixte où habitaient à la fois des Man Côc et des Man Tiên.
”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Du Halde,  Description de la Chine

“ Outre cela chaque province, chaque grande ville, chaque hien, et même chaque gros village à son patois particulier : c’est la langue dominante, tout le monde la parle, les lettrés, comme le peuple et les femmes : mais les femmes et le peuple n’en savent point parler d’autre. Dans la langue mandarine, pourvu qu’on parle lentement, on distingue une bonne partie des voyelles et des consonnes qui composent les mots, et l’on peut les écrire ou les retenir à quelques-uns près ”
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