“ Le fleuve thaï, depuis des siècles coule sur la péninsule indochinoise, venu du Nord. Le Thaï, motif à brillantes et fragiles hypothèses, habite actuellement la Chine du Sud, le Nord du Tonkin, le Laos, le Siam, la Birmanie et atteint l'Assam. La caractéristique du Thaï est la malléabilité, et il reflète fidèlement les peuples qui l'encadrent. Aussi peut-on définir difficilement au point de vue somatique un type thaï, dont la véritable unité est d'ordre linguistique. Un caractère le distingue des Indonésiens : il recherche l'eau courante dont il utilise la force de mille façons ingénieuses. ”
Thaï
Définition et enjeux
Le terme « thaï » désigne un peuple et une culture historique de la péninsule indochinoise, souvent lié à la langue et aux traditions du Siam ancien. Les auteurs comme Jean-Baptiste Pallegoix soulignent son patrimoine artistique, tandis que René Théry met l'accent sur ses traits physiques et linguistiques.
Ernest Doudart de Lagrée examine son élargissement territorial, et Paul Marabail insiste sur son rôle dans l'histoire coloniale. Les textes révèlent une variété d'approches, allant de l'ethnographie à l'histoire, avec des connexions étroites avec les peuples voisins tels que les Khmers, les Lao ou les Shan. Ce sujet demeure central pour comprendre les dynamiques culturelles et politiques de l'Indochine.
Citations sur “Thaï”
Jean-Baptiste Pallegoix,
Description du royaume Thai ou Siam
“ Les Thai ont pris les Chinois pour modèles dans l’art de la peinture et du dessin, et jusqu’à présent ils sont restés encore bien au dessous de leurs maîtres ; leurs dessins sont grossiers, ils ont un cachet grotesque et qui n’imite jamais la nature ; ils dessinent des paysages sur des paravents, sur les murs intérieurs des maisons ; mais c’est surtout dans les palais et les pagodes qu’ils déploient avec un grand luxe toute leur science en peinture. ”
Ernest Fouinet, Les Anémones du roi Noman, par Ernest Fouinet (1855)
“ « Je me nomme Hantalah-ben-Thaï, répondit-il. — Eh bien ! tu es digne, en effet, d'être de la tribu de Thaï et du généreux Hatem, répliqua Nôman. Hatem-Thaï est chez les Arabes le type de tout ce qu'il y a de plus complet en générosité, en hospitalité et en grandeur. » ”
René Théry, L'Indochine française (1931)
“ On retrouve chez ce peuple ce que nous avons dit de l'organisation familiale des Thaï, de leur vêtement, de leur langue et de leur écriture; ses conditions d'habitat et d'alimentation sont comparables à celles des Khmer, des Chan et des Thaï; sa religion ne diffère pas de celle des Tho du Haut Tonkin. Mais plusieurs particularités sont à souligner à d'autres points de vue. Physiquement, sa couleur, selon les métissages, va du blanc au brun foncé; sa taille moyenne ne dépasse pas 1 m. 60; l'oeil, grand et sombre, est très expressif. ”
Hermann Norden, A travers l'Indo-chine (1931)
“ Dans certaines tribus, cette différence d'appellation peut s'expliquer par la couleur des vêtements et, dans le cas des Thaïs, par leur coutume de se laquer les dents. Chaque groupe se considère comme supérieur à son voisin. Le Thaï blanc prétend à un plus haut degré de culture ; le Thaï noir se vante d'avoir conservé plus religieusement les manières et la morale de leurs ancêtres. Les deux groupes cultivent les vallées et vivent à des altitudes plus basses que celles de l'habitat des Mans et des Meos. ”
Paul Marabail, Etude sur le cercle de Cao-Bang… (1908)
“ Maintenir chez toutes les tribus Thaï le culte du passé, les entretenir sans cesse de leurs rudes combats contre leurs voisins, ne pas laisser s'éteindre dans leur coeur ces haines séculaires, tels sont les moyens par lesquels il nous sera permis de garder pour jamais une terre où s'est affirmé d'une si admirable manière le génie colonisateur de l'esprit français. ”
docteur Guillemet, Sur les rentiers laotiens (1921)
“ Car les Thaïs vivent dans un commerce constant avec les esprits. A part le culte des ancêtres pratiqué partout, ils ont un ancien culte à eux. Il n'y a dans le pays ni pagodes, ni bonzes, mais ils croient aux génies qui habitent le ciel, la terre, les forêts et les eaux et ils ne ménagent ni les offrandes ni les sacrifices pour leur témoigner leur vénération. Avec les Youns et les Lus, se termine l'étude des variétés de race thaï éparpillées sur le territoire. ”
Henri Russier, Histoire sommaire du royaume de Cambodge… (1914)
“ On a retrouvé, à Sokotai, une inscription gravée par ordre de Phya Ruang, en 1292, c'est-àdire probablement au lendemain de la guerre avec le Cambodge. Cette inscription chante d'abord le triomphe des Thaïs. «Les habitants du pays thaï, dit-elle, n'ont pas leurs pareils en intelligence, en ruse, en courage, en audace, en énergie, en force. Ils ont un grand royaume et beaucoup d'éléphants ». ”
René Grousset,
Histoire de l'Asie
(1966)
“ Sous le nom de Gia-long, il monta alors sur le trône comme fondateur de la dynastie impériale des Nguyên qui devait régner à Huê jusqu'en 1945. IV. — La Thaïlande et la Birmanie Les Thaï font partie d'une race qui comprend aussi les Shan, habitants de la Birmanie orientale, et les Laotiens. Descendus des confins du Yun-nan dans la vallée du Ménam, les Thaï, au cours du XIIIe siècle, enlevèrent le territoire de la Thaïlande actuelle à ses occupants antérieurs qui étaient de race môn. ”
Ernest Doudart de Lagrée,
Voyage d’exploration en Indo-Chine
“ Il faut à cette époque en chercher la capitale tout à fait au nord de la vallée du Menam, si ce n’est même au delà. Ce ne serait que vers la fin du douzième siècle, que les Thaï auraient commencé à dominer le cours inférieur de cette rivière qui avait appartenu jusque-là au Cambodge, et à refouler les populations autochtones, Karens ou autres, dans les montagnes situées à l’ouest. Il est possible que les Thaï aient trouvé déjà des colonies de brahmanes établies dans le haut de la vallée du Menam (Voy. Bastian, op. cit., 1. I, p. 358) et qu’ils aient adopté leurs traditions. ”
Paul Marabail, Etude sur le cercle de Cao-Bang… (1908)
“ L'autre branche principale de la race Thaï, celle des Pa (3) aurait enfanté la branche secondaire centrale des Pa-Y qui se répandit : 1° vers l'Ouest et le Nord-Ouest dans les vallées du Mékong de la Salouen et du Brahmapoutre ; 2° vers le Sud et le Sud-Ouest dans les vallées de l'Irraouaddy, de la Salouen, de la Meinam, du Mékong donnant à son tour naissance, dans la région qui nous occupe particulièrement aux Pou-Y,TsengMiao, Xa Jen, Po Nông et Tu-Jen ou Thôs. ”
Exposition internationale, Les Colonies françaises : notice (1910)
“ Les Thaï, comme les Annamites, paraissent également originaires des confins du Thibet, mais tandis que les Annamites ont pris la route du sud-est, les Thaï se sont répandus dans le Laos et le Siam, vers le sud-ouest jusque dans la péninsule Malaise ; on les rencontre en grand nombre dans le Haut-Tonkin où ils ont très fortement subi l’influence des Annamites dont ils ont adopté le costume. Ils ont également fondé des principautés plus ou moins importantes dans le Laos et se sont enfin établis au Siam dont ils ont fait un grand état. ”
Exposition internationale urbaine, L'Indochine : histoire, géographie… (1911)
“ Les Thaïs passent pour être, comme les Annamites, les descendants d’une race immigrée originaire des confins du Thibet et de la Haute-Birmanie, qui refoula devant elle et domina toutes les races autochtones. Ils constituent la grande majorité du peuple siamois. En Indochine, on subdivise les Thaïs en Laotiens, Phou-eun, Thaï-dam, Thaï-neua, Lus, Jung, etc. ”
Le Laos. Dieux, bonzes et montagnes… (1930)
“ Les Thaïs se relèvent à peine de la formidable défaite que les Mongols viennent de leur infliger, et ils repartent en guerre contre ces Kmers dont la bienfaisante civilisation a, pendant dix siècles, pacifié l’immense étendue située entre la Cochinchine, la côte, le Cambodge et Luang-Prabang. Rien ne résiste à l’assaut Thaï, qui emporte, sans coup férir, les îlots de résistance des peuplades Khas ou Moïs, dont les descendants habitent les mêmes montagnes en restant aussi sauvages, et le royaume Kmer s’effondre. ”
Raymond Recouly,
Pistes, fleuves et jungles : à travers l'Indochine et les pays voisins
(1932)
“ Les populations montagnardes appartiennent à des races toutes différentes, multiples et diverses. La principale, la plus nombreuse est la race thaï avec ramifications. Elle constitue, dans la province de Caobang, le gros de la population, environ 90 %. Venus de la Chine méridionale, Yunnan, Kouangsi, les Thaï firent partie de cette grande invasion qui submergea, vers le dixième ou onzième siècle, une partie de la péninsule indochinoise, occupant le Laos, le Siam, certaines régions de la Birmanie, refoulant de plus en plus les anciens habitants, les Khmers. ”
Édouard Diguet, Les montagnards du Tonkin (1908)
“ Or, celle des Thaï blancs ne présente avec elle que quelques variantes dans la forme des lettres et cette raison seule suffit pour étayer notre conviction, à savoir que la variété Thaï blanc est une branche du groupe thaï qui a dû suivre à peu près les mêmes cheminements que la variété Taï noir. Les Thaï blancs sont de taille plus élevée que leurs voisins et présentent aussi un plus beau type, la figure moins ronde et le nez moins écrasé. Ils ont également une attitude plus fière qu'ils doivent puiser dans leur habitude de se faire servir par les peuplades voisines. ”
Édouard Diguet, Les montagnards du Tonkin (1908)
“ Deux faits indiquent bien d'ailleurs que les Taï noirs sont restés plus à l'abri de toute influence étrangère : c'est qu'ils ont gardé, comme nous le verrons plus loin, leur régime féodal, qui fut, dans l'antiquité le mode de gouvernement de tous les peuples de l'Extrême-Orient, et leur écriture, deux institutions dont les Thaï de la frontière ont perdu même le souvenir. S'il n'a pas pris les défauts d'autres races, le Taï noir a gardé ceux qui sont inhérents à toute peuplade de la sienne. ”
“ Thaï blancs. - Ils habitent des villages disséminés dans la vallée du Fleuve Rouge jusqu'aux confins du delta ; ils se rapprochent beaucoup des Thô. D'autres sur la haute Rivière Noire et ses affluents entre Lai-châu et Phongsaly, rappellent beaucoup plus les Thaï du Laos. Ils habitent, bien entendu, des cases sur pilotis, et pratiquent la culture du riz et du maïs. Les hommes sont d'excellents piroguiers. ”
Paul Marabail, Etude sur le cercle de Cao-Bang… (1908)
“ Les Thaï sont d'un caractère doux, léger, irréfléchi, timide et gai ; ils n'aiment point les disputes ni rien qui sente la colère ou l'impatience. Ils sont paresseux, inconstants, distraits et surtout grands demandeurs. ”
G. Aymé, Monographie du Ve territoire militaire… (1930)
“ Au sommet une race « noble » comprend les tribus du rameau Thai ; c’est la plus affinée, la plus riche aussi, car elle cultive les rizières de plaine (Lu, Yang, Thai Noirs ou Blancs, Thai Neua) ou gagne quelqu’argent en faisant des transports ou du commerce (Laotiens) . En bas les tribus « serves » (Kha-Bit, Kha-Phai, Kha-Khmu, Kha-Seng, certains A’Kha, quelques Ho et Allo) dont les villages sont répartis entre les notables Thai, chefs de Lam ; elles sont souvent pauvres parce que soumises aux aléas de la culture en rays. ”
Paul Marabail, Etude sur le cercle de Cao-Bang… (1908)
“ D'après les historiens chinois, un grand royaume de Tsou ou Tso, fondé par la nation thaï existait de 1200 à 200 avant J.-C. dans le centre de la Chine, à peu près dans la province de Hou-Nan et dans le sud du Hou-Pé. D'autres nations thaï se trouvaient autour. Pressées par les Chinois, les nations émigrèrent vers l'Ouest et surtout vers le Sud et fondèrent vers le Ier siècle de l'ère chrétienne divers royaumes comme celui de Muang-Long, à l'est de Bàmo, dans le Yunnan occidental et celui de Ngaï-Lao, à l'ouest du Tonkin. ”
Jean-Baptiste Pallegoix,
Description du royaume Thai ou Siam
“ Lorsque les Thai descendirent du nord et fondèrent la ville de Juthia, les Karieng leur cédèrent le pays et se retirèrent dans les montagnes qui sont à l’est et à l’ouest, où ils sont encore aujourd’hui. Ils ont une stature avantageuse et sont bien constitués, agiles, forts, robustes et très-endurcis à la fatigue. Accoutumés dès leur jeune âge à errer et travailler dans les forêts, ils supportent facilement la faim, la soif et toutes sortes de privations. Leur physionomie, surtout celle des femmes, porte l’empreinte de la douceur et de la bonté. ”
Étienne Lunet de La Jonquière, Ethnographie du Tonkin septentrional… (1906)
“ Nous avons parlé de leur attachement profond à leurs vallées natales ; les voyages leur font peur, certains d'entre eux meurent sans avoir jamais dépassé la zone des marchés voisins. Le métissage des « Thai » avec des individus, appartenant à des races supérieures par l'activité intellectuelle, modifie heureusement les imperfections de leurs caractères, et donne naissance à des populations plus fortes et mieux armées pour l'existence. ”
Ernest Doudart de Lagrée,
Voyage d’exploration en Indo-Chine
“ Les quelques villages qui s’élèvent sur les bords du Nam Yang sont tous peuplés par des Thaï, chassés par l’insurrection mahométane. Ils viennent de la vallée du Nam Thé, qu’ils appellent le Kiang Cha. Là, se trouvent le Muong Choung et le Muong Ya. Le Nam Thé est le nom laotien du fleuve du Tong-king, et Muong Choung est l’ancienne dénomination de la ville chinoise de Yuen-kiang. Les Thaï Ya sont appelés Pa-y par les Chinois. Ce furent des Thaï Ya que l’on nous donna à Muong Yang comme porteurs de bagages : la plupart paraissaient exténués de fatigue ”
Édouard Diguet, Les montagnards du Tonkin (1908)
“ Dans tout le Laos on trouve enfin les Thaï Nua (Thaï-dessus) et les Phu Thaï (hommes-Thaï) que l'on distingue en blancs, noirs ou rouges suivant la couleur de leur costume traditionnel. Les Phu Thaï habitent surtout la région des Hoa phan thong ha thang hôk, mais nous avons vu que les Phu Thaï Noirs ont une très forte agglomération dans la Rivière Noire et peuplent les Sip Song Châu Taï. Ils écrivent leur langue à la manière thaï, mais ils se servent du pinceau et de l'encre de Chine tandis que les Lao emploient toujours le crayon et le stylet. ”
René Théry, L'Indochine française (1931)
“ Les Thaï, au sud-ouest, gardant des attaches dans le Haut Tonkin, prirent racine au Laos, confinant les Kha sur les sommets les moins accessibles, luttèrent avec des alternatives diverses contre l'Empire Khmer, qui leur résista finalement, puis s'établirent au Siam. ”
Rév. Père Mazelaygue, Mission dominicaine au Tonkin (1921)
“ Thaï " qui comprend les Thôs et les Nungs, presque exclusivement cultivateurs et propriétaires des meilleures terres. Dans les endroits reculés ou sur les sommets, dans les provinces de Cao-Bang et de Ha-Giang surtout, habitent différentes races, dites sauvages, comme les Mans-Côc, les Mans-Tien, les Méos et quelques Lolos. Je n'ai pas parlé des Annamites et des Chinois, qui ne se trouvent guère que dans les villes et les marchés. Le Chinois ne s'occupe que d'affaires commerciales : il est bailleur de fonds et souvent usurier, deux termes presque synonymes en ce pays. ”
Paul Le Boulanger, Histoire du Laos français. Essai d'une étude chronologique des principautés laotiennes… (1930)
“ Tout ce que nous savons de l'origine des peuples de race thaï, de leur évolution politique et sociale, a fait l'objet de laborieuses recherches et d'études fragmentaires exposées dans les ouvrages dont le lecteur trouvera la liste à la fin de ce volume. ”
Henri Gourdon, L'Indochine , par Henri Gourdon… (1931)
“ Thai et Tho ont pour caractères communs la paresse et l'insouciance; tous les travaux, aussi bien les travaux agricoles que les travaux domestiques, incombent aux femmes, qui sont souvent traitées en véritables esclaves. Leur particularisme qui les a confinés dans leurs vallées les a empêchés de former un groupement homogène et puissant; ils ont toujours subi la domination de leurs voisins chinois, laotiens ou annamites. On rattache aux Thai les Nung, répandus surtout au nord du Fleuve Rouge, entre Cao bang et Lao kai. ”
Exposition internationale urbaine, L'Indochine : histoire, géographie… (1914)
“ Ces peuples sont doux et paisibles, mais très paresseux ; leur religion se rapproche de celle des Cambodgiens et se complique de nombreuses superstitions locales ; ils sont joueurs comme tous les Asiatiques. Les autres peuples du rameau Thaï occupent aussi les régions montagneuses du Laos septentrional ; ils sont en général de plus haute taille que les Laotiens. Leurs religions varient d’un Boudhisme très corrompu aux pires superstitions. Les populations du rameau Thaï forment dans l’Indochine française un total de 600 à 700.000 individus. ”
Jean-Baptiste Pallegoix,
Description du royaume Thai ou Siam
“ Les Thai traitent les vaincus avec beaucoup d’humanité ; toutefois, après les avoir dépouillés de leurs joyaux et autres choses précieuses qu’ils possédaient, ils les emmènent a la capitale où le roi leur fait distribuer du riz, de l’argent et les bois nécessaires pour se faire une maison. ”
Alfred Raquez, Pages laotiennes. Le Haut-Laos… (1902)
“ Ce sont des Thaï restés presque purs qui n'ont pas du recevoir comme les Laotiens le sang des races hindoues. Les Kromakan, le Tasseing et le Tiao Muong de Tourakhom (l'un des quatre grands centres de la province) viennent pendant le déjeuner entourer la sala et recevoir les justes félicitations que leur vaut l'excellent entretien de la route. Chaque village ou chaque tasseing a la charge d'un secteur sous la surveillance et la direction d'un notable. ”
Étienne Lunet de La Jonquière, Ethnographie du Tonkin septentrional… (1906)
“ Ainsi ils suivent les fêtes que l'on célèbre dans la région tantôt avec les « Meo », tantôt avec les « Man », tantôt avec les « Thai ». Ils pratiquent en principe le culte des ancêtres et paraissent avoir, à un moins haut degré toutefois que les « Thai », la crainte des esprits malfaisants.On n'a trouvé chez eux aucune tradition, aucune légende et, cependant, nous savons par le P. Vial que leurs pareils de l'autre côté de la frontière connaissent, comme toutes les tribus de ces régions, la légende du déluge. ”
