Hermann Norden

Résumé

Hermann Norden A travers l'Indo-chine (1931)

Un cabaret sur le Nam Kan aux rives envahies par la jungle, par cette jungle si proche de moi que j'avais pu, de ma barque même, tirer une panthère qui rampait d'un pas lent le long de la berge.
« Coucher cabaret! » insista le secrétaire de son ton le plus persuasif, avec le peu de force qu'il put mettre dans sa voix. En voyage l'on apprend à ne pas s'émouvoir devant l'inattendu. J'en conclus donc que Luang Prabang, en dépit de son modeste contingent de trois douzaines d'Européens, s'offre le luxe d'entretenir une auberge à 20 milles en amont du fleuve.
Source : Gallica

Hermann Norden A travers l'Indo-chine (1931)

Amarrés à « l'Yvonne » des chalands et des sampans chargés de barils vides se rendaient à Hanoï pour refaire leur plein avec du gin. Les jours sont révolus où les Chinois contrôlaient le commerce du fleuve. La Société Sauvage jouit d'un monopole pour le transport par eau de toutes les marchandises en Annam et au Tonkin.
Dans la salle à manger, éclairée à l'électricité, se dressait une table couverte de fleurs. Nous allions y savourer l'inoubliable cuisine de la mère patrie, arrosée de vins français, et nous pouvions véritablement nous croire dans un coin de l'Europe ; au dehors était l'Asie.
Source : Gallica

Hermann Norden A travers l'Indo-chine (1931)

L'histoire des Khmers, reconstituée dans ses grandes lignes, communique aux ruines et à la jungle qui les recouvre tout leur charme : ces vieilles pierres, les mystères de cette végétation gigantesque en appellent à l'émotion du voyageur. L'Histoire débute par une légende. Les plus anciennes des divinités cambodgiennes descendaient d'un serpent qui prit la forme d'une femme ; son père, le naga, la donna en mariage à un mortel.
Source : Gallica

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