Saïgon

Définition et enjeux

Portrait de Claude Farrère Claude Farrère,  Croquis d'Extrême-Orient, 1898

“ Saïgon, au contraire, n'a pas son égal dans l'Extrême-Orient entier. Ville moins riche et moins architecturale que Hong-Kong, moins populeuse que la plupart de ses rivales, Saïgon garde le sceptre de reine du plaisir et de l'élégance de l'Extrême-Orient tout entier. Saïgon a son théâtre, luxe presque inconnu dans ces mers; Saïgon donne, dans les salons du palais gouvernemental,—qui est véritablement un palais,—des fêtes éclatantes; Saïgon a des cafés, ce que n'a ni Hong-Kong, ni Singapore, ni Shang-haï. C'est au reste une supériorité dont nous ferons bien de ne pas nous targuer trop haut. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Farrère Claude Farrère,  Les Civilisés

“ Bientôt Saïgon serait un marécage,—ses belles routes rousses plaquées de glaise, ses jardins salis d'eau jaune; il tomberait deux averses par jour, soir et matin, à heures fixes; et ce serait fini des promenades, des tennis et des bals sous les étoiles. Il fallait jouir en hâte des derniers beaux jours, se rassasier de fêtes et de joies. On n'y manqua point. Saïgon vécut gloutonnement. L'histoire des villes est féconde en exemples de ce fait: que les catastrophes imminentes engendrent dans chaque cité une folie de plaisirs et de débauches qui ressort du fatalisme. ”
Source : Gutenberg

Pierre de Barthélemy,  En Indo-Chine 1894-1895 : Cambodge… (1899)

“ Saïgon se présente bien comme une ville française, élégante et gaie ; la foule envahit le paquebot, on s'embrasse, on se serre les mains : nous ne connaissons personne : ce que nous avons de mieux à faire, c'est de chercher prosaïquement à nous loger.
Saïgon, dit Pétrus-Ky est un mélange de deux mots chinois et annamites : Saï - (chinois) qui veut dire bois, et Gôn (annamite) qui est le nom de la ouate ou du ouatier.
”
Source : Gallica

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