Résumé

L. de Coincy Quelques mots sur la Cochinchine en 1866 (1866)

Si la chaleur du jour est tombée, nous laisserons notre bateau descendre sans nous le Ben-luc et nous suivrons à pied cette route éclairée par la lune. La nuit donne à ces interminables plaines de riz un caractère bizarre. La vue s'étend jusqu'à l'horizon le plus éloigné, cherchant en vain un objet quelconque qui ressorte au-dessus de ce tapis verdâtre, assombri par le crépuscule; la tristesse de ce. paysage double la longueur et la fatigue du chemin ; mais il faut avoir contemplé la Cochinchine sous tous ses aspects pour ne pas se laisser aller à une admiration exagérée.
Source : Gallica

L. de Coincy Quelques mots sur la Cochinchine en 1866 (1866)

Entrons maintenant dans Cholen par l'un des embranchements de ce magnifique canal ; admirons ces larges rues bien bâties, ces quais, ces magasins remplis jusqu'à la porte d'innombrables richesses récoltées par l'actif commerce des Chinois. Cholen est en effet la ville chinoise de Saïgon. Sous l'intelligente direction de l'un des plus habiles inspecteurs, cette cité a pris en peu de temps un essor considérable. On a parfaitement compris que la liberté était le meilleur moyen d'arriver à un rapide développement ; on a détruit certaines entraves restrictives qui s'opposaient encore au commerce
Source : Gallica

L. de Coincy Quelques mots sur la Cochinchine en 1866 (1866)

Le patriotisme n'existe pas non plus. Le pays a été trop ravagé par des guerres successives pour pouvoir se prêter à la naissance d'un pareil sentiment. La Cochinchine a été depuis longtemps comme un champ de bataille où sont venus se dénouer les noeuds de la diplomatie indo-chinoise. Les envahissements successifs des Siamois, des Cambodgiens, des Annamites, des Tongkinois y ont donné naissance à une population hybride qui n'a pas en elle-même ces traditions séculaires de race qui forment ce qu'on appelle le patriotisme.
Source : Gallica

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