L. de Coincy, Quelques mots sur la Cochinchine en 1866 (1866)
“ Si la chaleur du jour est tombée, nous laisserons notre bateau descendre sans nous le Ben-luc et nous suivrons à pied cette route éclairée par la lune. La nuit donne à ces interminables plaines de riz un caractère bizarre. La vue s'étend jusqu'à l'horizon le plus éloigné, cherchant en vain un objet quelconque qui ressorte au-dessus de ce tapis verdâtre, assombri par le crépuscule; la tristesse de ce. paysage double la longueur et la fatigue du chemin ; mais il faut avoir contemplé la Cochinchine sous tous ses aspects pour ne pas se laisser aller à une admiration exagérée. ”
