Charles David de Mayréna

Résumé

Charles David de Mayréna Souvenirs de la Cochinchine (1871)

Les cartes, les dés et les sapèques ne sont pas les seuls jeux des Annamites. Ils ont un culte pour le coq, l'élèvent avec soin et l'habituent de bonne heure au combat.
Les combats de coqs, sont en grande vogue à Saïgon et dans les autres villes, les riches Annamites font de gros paris sur tel ou tel coq, comme nous ferions un pari peur Sornette, Pompier ou Fille de l'Air. Nous avons en France des écuries remarquables, je n'entreprendrai pas de les nommer, en Cochinchine les coqs de Nam, Aï ou tel autre ont aussi leur renommée.
Source : Gallica

Charles David de Mayréna Souvenirs de la Cochinchine (1871)

L'éléphant d'Afrique a le front convexe, de grandes défenses, atteignant jusqu'à huit pieds de long, des oreilles couvrant une partie de l'épaule et, chose extraordinaire, quatre ongles aux pieds de devant, cinq à ceux de derrière.
Quoique d'une force prodigieuse, l'éléphant est parfaitement inoffensif si on ne le tracasse pas, il ne fait de mal que pour se défendre ou si on l'insulte ; il est alors d'autant plus redoutable que semblable à une trombe, rien ne l'arrête.
Source : Gallica

Charles David de Mayréna Souvenirs de la Cochinchine (1871)

J'ai vu en Cochinchine deux espèces de tigres. Le premier est le tigre royal, magnifique animal, son poil ras est parsemé de raies noires irrégulières sur un pelage fauve doré. Tout en lui dénote la férocité et l'astuce : la finesse des attaches prouve une force musculaire remarquable. La moyenne de sa taille est de deux mètres de long sur un mètre dix centimètres de haut. La seconde espèce est le tigre ordinaire, non moins redoutable mais plus petit que le premier, il a le même pelage fauve, non doré.
Source : Gallica

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