Charles-Émile Bouillevaux

Charles-Émile Bouillevaux

Résumé

Portrait de Charles-Émile Bouillevaux Charles-Émile Bouillevaux Voyage dans l'Indo-Chine, 1848-1856… (1858)

Cet homme avait été surpris par le tigre dans une plantation de gambier, en plein jour ; il portait sur la nuque, comme des coups de rasoir, les traces de ses griffes. Les Chinois qui travaillaient dans la
même plantation, entendant les cris de ce malheureux, firent grand bruit : alors le féroce animal leur abandonna sa victime et se retira dans la forêt.
La partie de Singapore qui regarde le continent est beaucoup moins cultivée que l'autre ; je la traversai et j'arrivai sur le rivage du bras de mer qui sépare l'île de la presqu'île malaise.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Émile Bouillevaux Charles-Émile Bouillevaux Voyage dans l'Indo-Chine, 1848-1856… (1858)

Vous verrez que les provinces de Binh-Khang et de Nha-Trang, qui ne sont que des débris du cadavre de Gia-Dinh ; que la province de Phu-Yen, qui a toujours été le centre de la guerre, et qu'enfin depuis celle de Binh-Thuan jusqu'au Camboge, toutes les provinces, d'un seul coup, vont rentrer sous notre puissance, afin que tout le monde sache que nous sommes véritablement frères, que le même sang coule encore dans nos veines.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Émile Bouillevaux Charles-Émile Bouillevaux Voyage dans l'Indo-Chine, 1848-1856… (1858)

La langue de la Cochinchine est polie, humble et même servile, comme la plupart des langues de l'Orient; cependant l'annamite est moins servile que le cambogien. Au reste, le caractère de ces peuples se peint parfaitement dans leur langue.
Les habitants des Indes-Orientales sont humbles, soumis lâchement à leurs maîtres; ils rampent devant eux lorsque ceux-ci dominent fièrement et ont entre les mains un pouvoir redoutable; mais si la puissance du maître faiblit, si la fortune l'abandonne, adieu leur soumission si humble, leur zèle si empressé.
Source : Gallica

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