F. Brunetière,
Revue des Deux Mondes
“ Une des langues les plus riches, dit-on, qu’il y ait au monde, est la chinoise : et sa littérature prodigieusement abondante. Quand on veut faire entendre d’un mot, ou plus exactement d’un chiffre qui s’enfonce dans la mémoire, combien la richesse d’une langue est indépendante de l’étendue numérique de son vocabulaire, on nous assure qu’il est permis de réduire au maigre total de quinze cents mots le fond de la langue chinoise. Reprenez maintenant votre Dictionnaire d’argot moderne, et si par hasard vous en avez le courage, lisez-le, mais plume en main. ”
