Chinoise

Définition et enjeux

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Revue des Deux Mondes

Une des langues les plus riches, dit-on, qu’il y ait au monde, est la chinoise : et sa littérature prodigieusement abondante. Quand on veut faire entendre d’un mot, ou plus exactement d’un chiffre qui s’enfonce dans la mémoire, combien la richesse d’une langue est indépendante de l’étendue numérique de son vocabulaire, on nous assure qu’il est permis de réduire au maigre total de quinze cents mots le fond de la langue chinoise.
Reprenez maintenant votre Dictionnaire d’argot moderne, et si par hasard vous en avez le courage, lisez-le, mais plume en main.
Source : Wikisource

Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

CHINOIS, OISE. adj. Qui est de la Chine, qui appartient à la Chine. Sinensis. A l’orgueil près, il faut avouer que la nation Chinoise a eu de grandes qualités ; beaucoup de douceur & de politesse dans l’usage du monde, du bon sens & de l’ordre dans leurs affaires, du zèle pour le bien public ; des idées justes pour le gouvernement ; de l’esprit, médiocre à la vérité, dans les science spéculatives, mais droit & sûr dans la morale. P. Le Comte. La langue Chinoise n’a aucune analogie avec toutes celles qui ont cours dans le monde.
Source : Wikisource

Léon Rousset À travers la Chine, par Léon Rousset… (1886)

La langue chinoise qui ne possède que quatre cent quatorze sons différents pour exprimer plus de quarante mille mots, se prête merveilleusement aux calembours et aux jeux de mots, choses qui sont absolument intraduisibles ; enfin dans leur poésie lyrique, les Chinois, usent d'une liberté d'images et d'une crudité d'expressions qu'il ne serait pas permis de reproduire, ni même d'imiter dans notre langue.
Source : Gallica

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