Paul Jouhanneaud, Beautés de l'histoire des voyages anciens et modernes (1878)
“ Il est si facile à l'âme de voler aux astres que, dès le premier soir de son voyage, elle arrive à la lune, où elle danse et joue aux boules avec les autres âmes : car les aurores boréales ne sont, à l'imagination des Groënlandais, que la danse des âmes. Elles ont leurs tentes autour d'un grand lac, où foisonnent le poisson et les eiders. Quand ce lac déborde, la terre a des pluies, et, s'il rompait ses digues, elle éprouverait un déluge universel. On voit que tous les peuples ignorants et sauvages sont prêts à imaginer les mêmes rêveries sur la cause des grandes catastrophes du monde. ”
