Pierre Loti,
Un Pélerin d'Angkor
“ «Au fond des forêts du Siam, j'ai vu l'étoile du soir se lever sur les grandes ruines d'Angkor.»Après l'étouffement des voûtes d'arbres, après la forêt pleine d'embûches, on a déjà une impression de sécurité et de «chez soi» à rentrer dans l'immense enclos du temple où les broussailles n'ont guère plus que la taille humaine et où l'avenue dallée s'en va droite et sûre vers un semblant de village. Le chant des bonzes est aussi là pour me faire accueil, et quand je remonte par la petite échelle dans ma maisonnette sur pilotis et sans murailles, tout cela me semble hospitalier. ”
