Émile Vedel, Revue des Deux Mondes
“ Il y a des ruines que la patine des siècles a embellies et comme fardées ; le temps n’a eu que des outrages pour la vieillesse d’Angkor-Wat, il l’a salie. Le thma-phoc est devenu verdâtre aux endroits où battent les pluies de la mousson du sud-ouest, violacé là où le soleil a cuit les façades, et, partout, la pierre a pris une couleur terne et triste. La pagode n’est à son avantage qu’à l’heure du coucher du soleil, à l’instant fugitif où ses derniers rayons projettent sur le temple des flammes d’or bruni auxquelles s’opposent de grandes ombres bleues. ”
