Émile Vedel, Revue des Deux Mondes
“ « Naï, Naï (maître, maître) , Angkor-Wat ! » En même temps, une furieuse secousse fait franchir deux marches à ma charrette, qui vient s’arrêter sur une terrasse, en face d’un lion en pierre. Nous sommes au seuil de la pagode très sacrée. À mes pieds, s’étend un large sillon tout sombre ; au fond, brillent des reflets d’étoiles ; — c’est un fossé rempli d’eau, large de trois cents mètres. Devant moi, un pont s’allonge dans l’obscurité. Je cherche vainement de l’autre côté, en l’air, l’entassement de constructions que doit présenter le temple. ”
