Émile Vedel, Nos marins à la guerre (sur mer et sur terre… (1916)
“ Dans la matinée, nous faisons des S entre l'Europe et l'Asie. Sur les 5 heures du soir, comme nous exécutons un crochet à l'entrée du détroit, un officier des équipages, M. Franceschi, chef de la tourelle de 270 bâbord, accourt, tout ému, prévenir le commandant qu'il vient d'apercevoir, à environ 80 mètres de nous, le tube vert d'un périscope dont le miroir tournant lui a envoyé le reflet du soleil en plein dans l'œil. C'est notre mouvement de giration qui nous a sauvés, en obligeant le sous-marin à plonger pour se garer de nous. ”
