Résumé

Émile Vedel Nos marins à la guerre (sur mer et sur terre… (1916)

Dans la matinée, nous faisons des S entre l'Europe et l'Asie. Sur les 5 heures du soir, comme nous exécutons un crochet à l'entrée du détroit, un officier des équipages, M. Franceschi, chef de la tourelle de 270 bâbord, accourt, tout ému, prévenir le commandant qu'il vient d'apercevoir, à environ 80 mètres de nous, le tube vert d'un périscope dont le miroir tournant lui a envoyé le reflet du soleil en plein dans l'œil. C'est notre mouvement de giration qui nous a sauvés,
en obligeant le sous-marin à plonger pour se garer de nous.
Source : Gallica

Émile Vedel Nos marins à la guerre (sur mer et sur terre… (1916)

Un changement de projecteurs a déréglé le tir de l'ennemi qui, découragé, s'est tu. Nous éclairons toujours les crêtes du Kérévès-Déré, falaises blanchâtres d'où partent les lignes turques que nous continuons à arroser systématiquement. Un timonier ne quitte pas la montre d'habitacle et, toutes les cinq minutes, nos salves sonnent comme un glas. Des
fusées, allumées par les Turcs, montrent qu'ils n'ont pas renoncé à l'espoir d'assaillir nos positions si, par hasard, le Latouche venait à renâcler.
Source : Gallica

Émile Vedel Nos marins à la guerre (sur mer et sur terre… (1916)

Aux cuirassés, croiseurs, torpilleurs et chalutiers en action dans les Dardanelles, s'étaient jointes deux autres sortes d'intrus, les hydravions et les sous-marins. Les premiers, pour fouiller les criques et découvrir les mines oubliées, en exécutant des vols bas au-dessus de l'eau. Quant au rôle des seconds, moins nous en parlerons et mieux il vaudra, afin de ne révéler, à leur sujet, aucune particularité dont puisse profiter l'ennemi. Il est cependant une aventure, survenue à l'un d'eux, que nous pouvons conter, une vraie histoire à faire dresser les cheveux sur la tête.
Source : Gallica

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