Durrës

Définition et enjeux

René Pinon,  Revue des Deux Mondes

“ Mais, si épais, si chaotique qu’il soit, il n’est pas de massif de montagnes qui n’offre des coupures par où les routes et les chemins de fer puissent se glisser. Ces passages naturels existent à travers l’Albanie : ils étaient connus des Romains. De Durazzo à Salonique la grande voie naturelle par Okrida et Monastir, ou par le Sud du lac d’Okrida et Florina, n’offre pas de grandes difficultés. L’obstacle, entre l’Adriatique et la Macédoine, ce n’est pas le rocher, c’est l’homme : c’est l’inertie turque et le particularisme albanais. ”
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Gabriel Louis Jaray,  Au jeune royaume d'Albanie

“ Prenez une carte de l'Albanie autonome: un peu plus d'un tiers du pays en étendue n'obéit qu'aux chefs de village; on peut délimiter cette région en traçant une ligne depuis la nouvelle frontière vers le lac de Scutari, au nord de la ville du même nom, jusqu'au lac d'Okrida; cette ligne laisserait au sud les villes d'Alessio, Kroia, Tirana, El-Bassam; le massif des montagnes du nord compris entre cette ligne et la frontière, comme d'ailleurs la région de Dibra, aujourd'hui en Serbie, est habité par des tribus qui en sont à l'état social des clans gaulois au temps de Vercingétorix. ”
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Portrait de Élisée Reclus Élisée Reclus,  Nouvelle géographie universelle… (1876)

“ A l'exception des Acrocérauniens et des habitants de Dulcigno, le port maritime 194 de Skodra, nul Albanais turc ne se hasarde sur la mer pour la pêche ou le commerce. Malgré la fécondité naturelle des vallées, les articles d'exportation manquent presque complètement. On n'exploite point de mines en Albanie, et l'agriculture y est à l'état rudimentaire. En Épire, on ne connaît guère que l'élève des moutons et des chèvres. Chaque famille y possède en moyenne un troupeau d'une quarantaine de têtes. ”
Source : Gutenberg

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