Résumé

Portrait de Reinhard Scheer Reinhard Scheer Mémoires de l'amiral Scheer, commandant en chef de la flotte allemande de haute mer pendant la… (1924)

Nous avions l'avantage d'avoir à conquérir la reconnaissance de la nation : l'ennemi n'avait qu'à la conserver. Nous vivions du besoin d'oser n'importe quoi ; lui devait veiller à ne pas compromettre la gloire autrefois acquise.
Quant à l'attitude de la flotte anglaise, il y n'avait chez nous, du commandant en chef au dernier des matelots, qu'un sentiment, c'est qu'elle sortirait immédiatement, qu'elle chercherait à attaquer notre flotte, dès que nous nous montrerions, où que ce fût : toutes les leçons de l'histoire de la marine anglaise portaient à le croire.
Source : Gallica

Portrait de Reinhard Scheer Reinhard Scheer Mémoires de l'amiral Scheer, commandant en chef de la flotte allemande de haute mer pendant la… (1924)

Une petite guerre reste un combat, livre avec des moyens insuffisants, au bout duquel il n'y a pas de succès possible. L'Angleterre, très justement, ne craignait pas tant notre guerre immédiate à sa marine marchande, sans quoi elle eût cédé sur la question du droit de prise.
Ainsi la défense des côtes ne faisait pas notre affaire : elle n'eût pas empêché les Anglais de nous infliger des pertes, sans les affecter en quoi que ce soit, car les grandes routes du commerce mondial étaient pour elle hors de portée, et rien n'obligeait l'adversaire à se hasarder dans sa zone d'action.
Source : Gallica

Portrait de Reinhard Scheer Reinhard Scheer Mémoires de l'amiral Scheer, commandant en chef de la flotte allemande de haute mer pendant la… (1924)

« Comment puis-je atteindre l'ennemi au point le plus sensible ? » L'offensive est le plus court chemin du succès ; la défensive ne l'est pas.
Le meilleur moyen d'inspirer l'horreur de la guerre n'est-il pas aussi de donner à l'adversaire la certitude qu'il y saignera ?
En construisant une puissante marine, avec laquelle l'Angleterre ne pût pas se battre sans risque sérieux nous nous étions engagés dans une voie qui n'était donc pas seulement la meilleure des garanties contre les chances de guerre ; c'était aussi pour nous, si le conflit était inévitable, la possibilité d'y faire face.
Source : Gallica

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