Contre-torpilleur

Définition et enjeux

Alphonse Nicot La Grande guerre (1914-1915) (1922)

Qu'a-t-on pour lutter contre la torpille? Les grands navires s'entourent d'un réseau de filets de métal, tenus à distance de la coque par de longs espars de bois : ce sont les filets pare-torpilles. En ce qui concerne les sous-marins, leur ennemi le plus sûr est le contre-torpilleur, qui, à cause de sa grande vitesse, atteint et dépasse trente milles à l'heure, les rattrape et les coule.
Quant à la guerre maritime de surface, elle se fait à l'aide de navires cuirassés d'une puissance formidable.
Source : Gallica

Anonyme Revue des Deux Mondes

Cette généreuse illusion ne devait pas durer : le torpilleur est un instrument redoutable, c’est vrai, mais c’est avant tout un instrument extrêmement délicat, exposé à des avaries fréquentes ; sa grande vitesse tombe au-dessous de 10 nœuds, c’est-à-dire diminue de moitié devant la moindre mer, et alors que les grands navires n’ont pas perdu un dixième de leur vitesse, le torpilleur, loin de pouvoir les attaquer, ne peut même plus les suivre. La torpille elle-même, si terrible quand elle atteint le but, est un projectile d’un tir encore aléatoire, beaucoup plus incertain que celui du canon.
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Les grands dirigeables dans la paix et dans la guerre… (1925)

Il faut avoir bien soin, d'ailleurs, de distinguer entre le rôle de la torpille et celui du sous-marin. On a peut-être tendance à les confondre. Or, il y a entre eux la même différence qu'entre le canon et l'obus. Le danger vient bien plus du projectile que de l'appareil de lancement. Comme le torpilleur, le croiseur, le cuirassé ou tout autre navire, le sous-marin peut être un porte-torpille. Actuellement, il semble s'adapter mieux que tout autre à ce rôle ; mais si jamais on arrivait à annihiler son action, le problème ne serait pas résolu pour cela.
Source : Gallica

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