Résumé

Marcel Nadaud Les patrouilleurs de la mer : souvenirs de guerre sous-marine… (1919)

En quelques secondes, le pont était débarrassé de ses superstructures ; les matelots disparaissaient dans les puits ; les Diesel étaient stoppés et l'eau venait lécher la base du kiosque ; un dernier salut du commandant qui refermait sur lui le capot ; le pavillon de l'arrière s'enfonçait à son tour, et nous ne voyions plus du submersible que le tube du périscope traçant sur la mer son mince sillage.
Dans cette guerre si féconde en martyres glorieux, on arrive difficilement à
rendre justice à chaque acte d'héroïsme, et nos équipages de sous-marins ont été souvent oubliés.
Source : Gallica

Marcel Nadaud Les patrouilleurs de la mer : souvenirs de guerre sous-marine… (1919)

A la sortie du goulet, le timonier hisse le numéro, tandis que le maître de manœuvre communique par le flashing avec la défense du front de mer, afin d'éviter toute méprise.
Le profil de la tragique côte bretonne est enveloppé de la douceur du
printemps en avance ; la houle large, de l'Atlantique nous berce mollement et ses rouleaux profonds déferlent à peine sur les brisants ; des convois s'éloignent, leurs fumées déployées en longs panaches dans le ciel clair. On n'ignore pas l'ennemi et son arme redoutable ; on le sait tout proche peut-être
Source : Gallica

Marcel Nadaud Les patrouilleurs de la mer : souvenirs de guerre sous-marine… (1919)

La tâche de nos patrouilleurs et convoyeurs est donc singulièrement rude et complexe.
Le vice-amiral qui commande ce service m'en faisait ressortir, à l'instant, la gloire obscure et le danger constant :— C'est la lutte perpétuelle contre l'infiniment petit qui se dérobe. Il est le chasseur, nous sommes le gibier, et un gibier lourd, sans mobilité ; dans un même convoi, aucune des unités n'a la même vitesse. De jour, la tâche est plus
facile, mais de nuit, impossibilité absolue de voir l'agresseur.
Source : Gallica

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