Georges Blanchon

Résumé

Georges Blanchon Revue des Deux Mondes

Le cuirassé, c’est, dans l’offensive et dans la défensive, l’affirmation de l’industrie humaine. Alors que le sous-marin profite, pour se soustraire aux coups, de la protection de l’eau, le cuirassé s’entoure d’une ceinture d’acier fabriquée à sa convenance, perfectionnée pour lui d’année en année, et où tout le génie humain s’obstine dans un progrès que rien ne borne. De la cuirasse, l’homme peut se dire qu’avec le temps il fera ce qu’il veut.
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Georges Blanchon Revue des Deux Mondes

L’esprit des simples se défend mal contre les imputations imprimées, contre les calomnies officielles. Et les amiraux ne sont pas seuls atteints, mais avec eux tous les officiers. Le respect s’en va ; malheureusement, il entraîne, avec un peu de la discipline, beaucoup de cette cohésion morale, de cette intimité confiante, de cette affection réciproque, ciment d’une armée navale. Un bateau forme comme un être ; et son âme, composée d’un millier d’âmes, doit être une pour qu’il vive. Il faut qu’une escadre s’anime tout entière de la pensée de son chef
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Georges Blanchon Revue des Deux Mondes

Le désordre, la paresse, l’incurie s’y étalent. Les hommes allongés au soleil l’hiver, à l’ombre l’été, causent, fument, jouent aux cartes, lisent le journal. Ouvrons, pour constater le contraste, le livre de M. Lockroy sur la marine allemande : « On devine une discipline sévère... Les hommes sont silencieux comme les machines électriques dont ils font usage... L’arsenal est tenu comme un bateau. Tout y brille et y reluit. On y chercherait une tache. Pas un bout de tôle n’est oublié dans les chemins... »
La politique fait naturellement ses ravages parmi nos ouvriers désœuvrés.
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