Marcel Nadaud, Chignole au paradis (1923)
“ Elle les sentait tous trois si heureux dans leur petite maison de Montfermeil, louée pour l'enfant, parce que l'air est bon sur le plateau. Le bonheur est contagieux et la vieille femme, ballottée si longtemps par la vie mauvaise, croyait rêver d'avoir trouvé enfin le calme pour mourir. On n'oublie pas Chignole, mais son souvenir n'a plus l'excédante obsession des premières années. Il se fond peu à peu dans le passé, avec l'histoire de cette période exceptionnelle que fut la guerre, où tant d'hommes moururent que la mort d'un seul est absorbée dans le grand deuil universel. ”
