Marcel Nadaud

Élements biographiques

Marcel Nadaud Chignole au paradis (1923)

Elle les sentait tous trois si heureux dans leur petite maison de Montfermeil, louée pour l'enfant, parce que l'air est bon sur le plateau. Le bonheur est contagieux et la vieille femme, ballottée si longtemps par la vie mauvaise, croyait rêver d'avoir trouvé enfin le calme pour mourir.
On n'oublie pas Chignole, mais son souvenir n'a plus l'excédante obsession des premières années. Il se fond peu à peu dans le passé, avec l'histoire de cette période exceptionnelle que fut la guerre, où tant d'hommes moururent
que la mort d'un seul est absorbée dans le grand deuil universel.
Source : Gallica

Marcel Nadaud Mam'zelle Monoplan (1920)

A Belfort, André avait failli perdre son honneur, mais Ginette, le sachant innocent, lui aurait conservé son amour. Aujourd'hui l'honneur n'est plus en cause, mais il peut perdre pour toujours son amour, car il a blessé sa fiancée dans sa fierté, dans ses sentiments les plus intimes et les plus sacrés. Il a une soudaine révolte ; le charme pervers qui le dominait se dissipe ; le bandeau qui couvrait ses yeux tombe. Il se redresse ; son beau masque énergique s'anime. Il cherche des yeux Castelbon.
Au même moment la danse de Ziska s'achève, suivie d'une folle ovation
Source : Gallica

Marcel Nadaud Chignole (la guerre aérienne)

Regarde.... Boudou est blessé!...
Des convulsions secouent son pauvre petit corps crispé; ses pattes se raidissent; sa tête, à l'abandon, roule lamentable à chaque mouvement du biplan; de son ventre, le sang coule lentement....
Boudou va mourir. Nous l'avons étendu sur l'herbe. Autour de lui, nous formons cercle, comme pour un ami.
—Je pouvais l'aimer mon cabot ... murmure Chignole.... C'est lui qui a pris l'éclat d'obus à ma place.... Mon Boudou!... Mon Boudou!...
... Ses paupières se ferment sur ses yeux déjà vitreux. Mais voilà que Didy se faufile parmi nous.
Source : Gutenberg

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