Marcel Nadaud, Chignole (la guerre aérienne)
“ Regarde.... Boudou est blessé!...Des convulsions secouent son pauvre petit corps crispé; ses pattes se raidissent; sa tête, à l'abandon, roule lamentable à chaque mouvement du biplan; de son ventre, le sang coule lentement.... Boudou va mourir. Nous l'avons étendu sur l'herbe. Autour de lui, nous formons cercle, comme pour un ami.—Je pouvais l'aimer mon cabot ... murmure Chignole.... C'est lui qui a pris l'éclat d'obus à ma place.... Mon Boudou!... Mon Boudou!...... Ses paupières se ferment sur ses yeux déjà vitreux. Mais voilà que Didy se faufile parmi nous. ”
