Joseph Kessel,
L'équipage...
(1923)
“ Epuisé, il se tut. Une guêpe, comme une balle folle, tourbillonnait. Ses yeux suivirent ses ses élans, puis, de nouveau, se posèrent sur Hélène. Des larmes, qu'elle retenait, brillaient entre ses cils. Pleure, pleure, dit Claude. Je voudrais tant pouvoir. Elle vit qu'il savait, et, honteusement lui prit la main. Lui, serra la paume fraîche. Alors elle fit tomber sa tête sur les draps et ses épaules se soulevaient. La ligne du cou était si pleine, si ferme, et tant de jeunesse animait son désespoir que Claude sourit pensivement. Hélène oublierait avant lui l'aspirant Jean Herbillon. ”
