Résumé

Vie héroïque de Guynemer (1946)

Guynemer est dans la vie sans méfiance. Il n'a aucune arrière-pensée d'ambition personnelle. Les honneurs n'ont pas le pouvoir de ralentir son élan : ni après sa rosette, ni après sa cinquantième victoire, il ne songera au repos. Il ignore la pose, l'affectation, l'hypocrisie et même la diplomatie. Il ne sait même pas que cette simplicité lui donne un charme si frais. Mais il aime, il adore sa jeune gloire. Ses triomphes,
ses citations, ses décorations, il en fait part à tout le monde, certain d'avance que tout le monde s'en réjouira.
Source : Gallica

Vie héroïque de Guynemer (1946)

Il monte à de vertigineuses hauteurs, il se met dans le soleil, et il guette. Il ne recourt pas, dans l'attaque, à l'acrobatie aérienne dont il connaît pourtant tous les tours. Il bourre au plus court : c'est, en escrime, le coup droit. Sans chercher à se maintenir dans les angles morts de l'adversaire, il tombe sur lui comme un caillou. Il le tire à bout portant, au risque d'essuyer son feu le premier, au risque même de l'accrocher. Mais là, sa sûreté de manœuvre veille pour le dégager. S'il a manqué son coup de surprise,
il ne rompt pas le combat comme la prudence l'exige.
Source : Gallica

Vie héroïque de Guynemer (1946)

L'aviation n'est encore qu'un sport. Tu courras les airs, comme un automobiliste les grandes routes. Et, après quelques années consacrées à ton plaisir, tu te mettras aux gages d'un constructeur. Non, mille fois non.
Alors il dit à son père ce qu'il n'a jamais dit à personne, ce que son camarade Constantin n'a pu que soupçonner :
— Je n'ai pas d'autre passion. Un matin, de la cour de Stanislas, j'ai vu un avion voler. Je ne sais pas ce qui s'est passé en moi. J'ai ressenti une émotion si profonde, une émotion presque religieuse. Il
faut me croire quand je vous demande de monter en avion.
Source : Gallica

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